Niger : Niamey 2026 : l’UE reconnaît l’AES et amorce un nouveau dialogue avec le Sahel
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L’Union européenne (UE) a officiellement reconnu la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette décision marque une évolution majeure dans les relations entre Bruxelles et les pays sahéliens, ouvrant la voie à un dialogue politique et stratégique renouvelé.
L’annonce a été faite par João Gomes Cravinho, représentant spécial de l’UE pour le Sahel. Selon lui, cette reconnaissance vise à relancer la coopération après une période de tensions marquée par les changements de régime et les nouvelles orientations diplomatiques adoptées par les États membres de l’AES.
Bruxelles entend désormais renforcer la coopération avec la confédération sahélienne sur des dossiers jugés prioritaires, notamment la sécurité, le développement économique et l’aide humanitaire, tout en affirmant son attachement au respect de la souveraineté des pays concernés.
Cette position traduit une rupture avec l’approche précédente de l’Union européenne, souvent perçue comme réservée, voire critique, à l’égard des autorités issues des transitions politiques au Sahel.
Vers un rapprochement aux enjeux multiples
Pour les pays de l’AES, ce rapprochement pourrait favoriser une meilleure coordination dans la lutte contre le terrorisme, soutenir les programmes de développement et contribuer à atténuer leur isolement sur la scène internationale. Les populations, fortement affectées par l’insécurité, espèrent des résultats concrets en matière de stabilité et d’amélioration des conditions de vie.
De son côté, l’Union européenne cherche à réajuster sa présence et son influence dans une région où de nouveaux partenaires internationaux prennent de plus en plus de place.
Les autorités de l’AES, pour leur part, appellent à une coopération fondée sur le respect mutuel, sans conditionnalités, tout en poursuivant le renforcement de leurs institutions afin de peser durablement dans les discussions à venir.
Par Frédéric Konaté

