Tchad : le gouvernement rejette les accusations de répression devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Le gouvernement du Tchad a fermement rejeté, le 12 mars dernier à Genève, les accusations de répression formulées par plusieurs organisations de défense des droits humains lors d’une session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Les autorités tchadiennes ont qualifié ces allégations d’« infondées ».

Ces critiques ont été exprimées dans le cadre de l’examen du rapport du Tchad sur l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Plusieurs ONG ont notamment pointé du doigt des pratiques attribuées aux services de sécurité, évoquant des arrestations arbitraires et des cas de disparitions forcées visant des opposants.

Selon ces organisations, l’Agence nationale de sécurité de l’État (ANS) serait impliquée dans certaines de ces violations présumées.

La réponse du gouvernement

Face à ces accusations, le ministre tchadien de la Justice, Youssouf Tom, a reconnu que des incidents impliquant les services de sécurité peuvent parfois survenir. Toutefois, il a assuré que tout abus éventuel relève du système judiciaire.

« S’il y a des cas judiciaires, ils sont transmis aux tribunaux », a-t-il déclaré devant les représentants du Conseil des droits de l’homme, soulignant que les institutions nationales restent compétentes pour traiter ces dossiers.

Les ONG évoquent la répression des manifestations de 2022

De leur côté, la Ligue tchadienne des droits de l’Homme et l’Organisation mondiale contre la torture affirment que plusieurs centaines de personnes auraient été arrêtées et que des disparitions forcées auraient été enregistrées, notamment dans le contexte de la répression des manifestations du Manifestations du 20 octobre 2022 au Tchad.

Ces organisations appellent les autorités tchadiennes à faire toute la lumière sur ces allégations et à garantir le respect des engagements internationaux du pays en matière de droits humains.

Un débat toujours vif sur la scène internationale

Malgré les critiques, les autorités tchadiennes maintiennent leur position et affirment que les mécanismes nationaux sont en place pour examiner toute plainte ou abus éventuel.
La situation des droits humains au Tchad demeure toutefois un sujet de débat au sein des instances internationales, où plusieurs acteurs appellent à davantage de transparence et de garanties pour la protection des libertés fondamentales.

Par Mbaikoula Philippe

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