Burkina Faso :  Bétail en ville : La fourrière municipale de Ouagadougou en surchauffe avec 1 600 bêtes saisies en trois mois

La lutte contre l’élevage illicite en zone urbaine s’intensifie. La Police municipale de la capitale burkinabè annonce avoir mis en fourrière près de 1 600 animaux durant le premier trimestre 2026. Un avertissement clair est lancé aux propriétaires récalcitrants.

La cohabitation entre les troupeaux et les habitants de Ouagadougou se tend. Selon un bilan dévoilé par la Police municipale, 1 600 têtes d’animaux – mélange de bovins, chevaux, ovins et caprins – ont été capturées et conduites en fourrière entre janvier et mars 2026.

Ce chiffre élevé, enregistré sur une seule période de trois mois, démontre selon les forces de l’ordre une persistance inquiétante du non-respect de la réglementation. Les patrouilles de la brigade équestre et cynophile redoublent d’efforts pour déloger les troupeaux qui envahissent les artères, les espaces verts et les quartiers résidentiels.

« Plus de tolérance », prévient un agent municipal. Derrière ce constat, la police rappelle aux éleveurs et propriétaires d’animaux l’existence de la loi n°022-2005/AN, qui interdit formellement toute activité d’élevage en milieu urbain. Les contrevenants s’exposent désormais à des sanctions financières et à la perte définitive de leurs bêtes si elles ne sont pas réclamées à temps.

Cette opération coup de poing vise plusieurs objectifs :

· Sécuriser la circulation : Les accidents causés par des animaux errants sont en hausse.
· Préserver l’hygiène publique : Les déjections animales salissent la ville et favorisent les maladies.
· Protéger les infrastructures : Trottoirs, jardins et caniveaux sont régulièrement endommagés.

La mairie de Ouagadougou en profite pour inviter « les Ouagalais au strict respect de la loi », tout en annonçant que les contrôles seront maintenus voire renforcés dans les prochains mois. Les propriétaires d’animaux sont somés de prendre leurs dispositions : délocaliser leurs troupeaux vers les zones rurales autorisées ou utiliser des enclos privés conformes.

La Police municipale rappelle que tout animal saisi peut être vendu aux enchères après expiration des délais légaux de garde.

Par Francis Kaboré 

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