Tchad:  Kouh Ouest : Un violent déluge s’abat sur Beboto, au moins 2 morts et d’importants dégâts

La « dame pluie » n’a pas fait de cadeau. Dans la nuit du samedi 9 mai 2026, aux alentours de 19h30, un torrent d’eau d’une violence inouïe s’est déchaîné sur le canton de Beboto, situé dans le département du Kouh Ouest. Le bilan, encore provisoire, fait état d’au moins deux morts et de dégâts matériels et humains considérables, plongeant toute une communauté dans la consternation.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’incident a été aussi bref que dévastateur. En l’espace de quelques minutes, les pluies diluviennes ont transformé les ruelles poussiéreuses en torrents de boue, emportant tout sur leur passage. Des habitations se sont effondrées, des arbres ont été déracinés et des voies d’accès ont été rendues impraticables.

« Le canton Beboto est vraiment sous le choc », confie un habitant joint par téléphone, la voix encore marquée par la nuit d’horreur. « Nous n’avions jamais vu une chose pareille. En quelques minutes, tout était submergé. Les gens criaient, certains ont perdu des proches. »

Sur le plan humain, le drame est immense. Deux personnes ont perdu la vie, victimes des éléments déchaînés. Plusieurs autres ont été blessées, et des familles entières se retrouvent aujourd’hui sans abri, leurs maisons en terre battue n’ayant pas résisté à la furie des eaux.

« Le canton Beboto est vraiment dépourvu suite à ces dégâts », ajoute notre source, soulignant la vulnérabilité de cette région déjà peu dotée en infrastructures. Les habitants, démunis, comptent désormais sur la solidarité nationale et l’intervention rapide des secours pour éviter une aggravation de la situation.

La nuit du 9 mai 2026 restera gravée dans les mémoires comme une nuit de chaos et de désolation pour le Kouh Ouest. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises du drame, mais l’urgence est aujourd’hui à l’assistance aux victimes.

Nos pensées vont aux familles endeuillées et à l’ensemble des sinistrés.

Par Mbaikoula Philippe 

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