Tchad : Festival Haguina 3e édition : du 26 au 30 mai, N’Djamena vibre au rythme de l’héritage et de l’innovation

Plus que quelques jours. Du 26 au 30 mai 2026, l’Espace Culturel Talino Manu de N’Djamena s’apprête à vivre au rythme effréné du Festival Haguina, troisième édition. Cinq jours de célébration, cinq nuits de spectacles, des expositions, des rencontres, des ateliers, une énergie inédite. Les organisateurs l’assurent : cette année, rien ne sera comme avant.

Porté par l’Association des Arts et des cultures subsahariennes et initié par le promoteur culturel R9 Garandi, le festival s’est imposé en deux éditions comme un rendez-vous incontournable. Après un lancement réussi en avril 2024 et une deuxième édition en mai 2025 consacrée à la lutte contre les violences basées sur le genre, Haguina revient plus fort, plus vivant, plus ambitieux.

Le thème de cette année résonne comme un manifeste : « Héritage et innovation : la culture en mouvement ». Une promesse de ponts jetés entre les traditions qui nourrissent et la modernité qui bouscule.

Des ateliers pour tous

Parmi les temps forts de cette édition, les ateliers occuperont une place de choix. Tout au long des cinq jours, des espaces dédiés permettront au public de tous âges de se former, d’apprendre et de repartir avec des compétences nouvelles. Ouverts à tous sans condition de niveau, ces ateliers visent à démocratiser l’accès à la culture et à offrir à chacun la possibilité de découvrir, de créer et de s’exprimer.

Un programme qui donne envie de tout voir

Pendant cinq jours, l’Espace Talino Manu ne désemplira pas. Au programme, une série d’activités conçues pour toucher tous les publics, des passionnés de culture aux simples curieux, des artistes confirmés aux jeunes talents qui rêvent de percer.

Les après-midi seront rythmés par des expositions d’art plastique, où les regards croisés d’artistes tchadiens et subsahariens raconteront l’Afrique d’hier et de demain. Des conférences permettront au public de rencontrer les créateurs, de comprendre leurs processus, de questionner leur art. Des espaces de sensibilisation rappelleront, comme à chaque édition, que la culture est aussi un levier d’émancipation et de cohésion sociale.

Mais c’est la nuit que le festival va vraiment prendre feu. Chaque soir, un spectacle vivant enflammera la scène. Musiciens, danseurs, conteurs, comédiens se succéderont dans une énergie que les organisateurs promettent « unique ». Des artistes locaux, des révélations venues d’ailleurs, et peut-être quelques invités surprises feront vibrer le public jusqu’à tard dans la nuit.

Une formation unique réservée à dix femmes

Parmi les autres temps forts de cette édition, une initiative rare et précieuse : une formation en gestion de projets sera proposée, exclusivement réservée à dix femmes. Un geste fort dans un secteur culturel où les femmes peinent encore à accéder aux postes de décision et de pilotage.

Pendant plusieurs jours, ces dix participantes sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement intensif sur les méthodologies de montage, de pilotage et d’évaluation de projets culturels. À l’issue de la formation, elles repartiront avec des compétences concrètes pour porter leurs propres initiatives, monter leurs propres événements, exister pleinement dans un univers encore trop masculin.

Une table ronde pour penser l’avenir

Autre moment attendu : une table ronde réunira artistes, responsables institutionnels et acteurs de la société civile. Le débat, animé par des personnalités connues du milieu culturel tchadien, tournera autour des grands défis de la création en Afrique aujourd’hui.

Comment concilier transmission des traditions et création contemporaine ? Quels modèles économiques pour les artistes africains, souvent livrés à eux-mêmes ? Quel rôle pour la culture dans la cohésion sociale au Tchad ? Autant de questions essentielles qui seront débattues en public, avec la participation active du public.

R9 Garandi : « La culture est un pont, pas une barrière »

L’initiateur du festival, le promoteur culturel R9 Garandi, est plus que jamais mobilisé. Pour lui, Haguina n’est pas seulement une fête, c’est une nécessité. « La culture est un pont, pas une barrière », répète-t-il volontiers. Et ce pont, il veut le construire entre les générations, entre les communautés, entre les pays d’une sous-région qui partage tant de choses.

En deux ans, le festival a su se faire un nom. Cette troisième édition, selon ses mots, « propose une vision plus forte ». Avec des scènes plus vivantes, une énergie unique, des rencontres inspirantes et un tremplin pour les talents qui n’attendent qu’à éclore.

Pourquoi il faut y être

Le Festival Haguina, c’est l’occasion rare de voir réunis en un même lieu, au même moment, ce qui fait battre le cœur de la culture tchadienne et subsaharienne. C’est l’endroit où l’on découvre les artistes de demain. C’est le moment où l’on apprend dans les ateliers, où l’on discute lors des conférences, où l’on s’émeut devant les expositions. C’est la fête, aussi, et elle promet d’être belle.

L’Espace Talino Manu, lieu culturel désormais bien identifié des N’Djamenois, va vivre cinq jours d’intense activité. Les organisateurs appellent le public à venir nombreux. Les étudiants, les familles, les curieux, les passionnés, tous sont attendus.

Le compte à rebours est officiellement lancé. Les affiches fleurissent dans les rues de la capitale. Les oreilles s’aiguisent. Les cœurs s’impatientent.

Du 26 au 30 mai, il n’y aura qu’une seule adresse qui compte à N’Djamena : l’Espace Culturel Talino Manu. Une seule promesse : cinq jours d’émotions et de découvertes. Un seul mot d’ordre : venez nombreux.

Par Kenzo Brown 

Commentaires Facebook