Sénégal « Ndella Ndong, la guerrière du sein, succombe à la maladie qu’elle combattait »
La nouvelle a frappé comme un coup de poing. Ndella Ndong, présidente de l’association « Diama », figure emblématique de la lutte contre le cancer du sein au Sénégal, s’est éteinte le jeudi 18 juin 2026 à Dakar. Elle avait fait de la maladie son combat, sans jamais imaginer qu’elle en deviendrait la victime ultime.
Une vie dédiée aux autres
Ndella Ndong était bien plus qu’une présidente d’association. Elle était une guerrière, une voix, un espoir pour des milliers de femmes. À travers « Diama », elle avait fait de la sensibilisation, du dépistage et de l’accompagnement des malades son cheval de bataille. Elle parcourait les quartiers, les marchés, les écoles, pour dire aux femmes : « Touche-toi, fais-toi dépister, tu n’es pas seule. »
Mais derrière la militante infatigable se cachait une femme qui, elle aussi, portait le poids de la maladie. Atteinte d’un cancer du sein depuis plusieurs années, Ndella Ndong a mené son propre combat en silence, avec dignité, sans jamais cesser de se battre pour les autres.
Une athlète au cœur de guerrière
Ancienne athlète, elle avait la rage de vaincre. La même rage qu’elle mettait sur les terrains de sport, elle l’a mise au service de la lutte contre le cancer. Son corps a résisté, encaissé, lutté. Mais la maladie, sournoise et tenace, a fini par l’emporter.
Son film « Diama, le destin de mère », dans lequel elle dévoilait ses traumas et son parcours, restera comme son testament. Une œuvre brute, sincère, où elle raconte sa douleur, ses doutes, mais aussi sa force. Un film qui a touché des milliers de spectateurs et qui continue de sensibiliser au-delà des frontières du Sénégal.
Une perte immense pour la communauté
Son décès plonge dans le deuil toute une communauté. Au Sénégal, mais aussi partout dans le monde, les associations de lutte contre le cancer du sein pleurent une figure majeure.
« Ndella était une sœur, une mère, une inspiration. Elle nous a montré qu’on pouvait être malade et continuer à se battre pour les autres. Sa disparition est une perte irréparable », confie une membre de « Diama », la voix brisée.
Les hommages affluent sur les réseaux sociaux. Des femmes qu’elle a aidées, des familles qu’elle a soutenues, des anonymes qu’elle a touchés. Tous saluent son courage, son abnégation et son sourire, même dans les moments les plus sombres.
Un combat qui continue
Si Ndella Ndong nous a quittés, son combat, lui, ne s’arrête pas. « Diama » continue de porter sa flamme. Le dépistage, la sensibilisation, l’accompagnement des malades restent plus que jamais d’actualité.
Son héritage est là : des milliers de femmes qui, grâce à elle, ont osé se faire dépister. Des vies sauvées parce qu’elle a parlé, parce qu’elle a crié, parce qu’elle a refusé de se taire.
Adieu à une guerrière
Ndella Ndong nous a quittés, mais elle laisse une trace indélébile. Une trace de courage, d’humanité et d’amour. Elle est partie comme elle a vécu : debout, les yeux dans les yeux de la maladie, sans jamais baisser les bras.
Repose en paix, Ndella. Ton combat nous oblige.
Par Georges Domo

