États-Unis : un commandant de bord victime d’une crise d’épilepsie en plein vol, le copilote sauve 61 vies
Un atterrissage d’urgence qui frôle le drame, le 24 juin 2026, le vol AC7664, opéré par PAL Airlines pour le compte d’Air Canada, a été le théâtre d’une situation de crise. Alors que l’appareil reliait Newark (États-Unis) à Halifax (Canada), le commandant de bord a soudainement été pris d’un violent malaise en plein ciel, victime d’une crise d’épilepsie. Un incident qui aurait pu tourner au désastre sans la réactivité fulgurante du copilote.
Le vol, qui transportait 61 passagers, évoluait à haute altitude lorsque le commandant s’est effondré aux commandes. Sans perdre une seconde, le copilote, dont l’identité n’a pas encore été communiquée, a pris le contrôle de l’appareil. Sa décision est immédiate : ne pas poursuivre vers Halifax, mais se dérouter vers l’aéroport international de Boston-Logan, le plus proche et le mieux équipé pour accueillir un avion en détresse.
Ce changement de cap a été le premier geste salvateur. Le copilote a alors entamé une procédure d’atterrissage d’urgence sous tension, guidé par les contrôleurs aériens de Boston. Malgré le stress et la soudaineté de l’événement, il a réussi à poser l’appareil sans heurt, sans dommage pour la structure de l’avion et, surtout, sans faire de victime. Tous les passagers sont sains et saufs, bien que choqués par l’expérience.
Dès l’atterrissage, les équipes médicales d’urgence, prévenues par le contrôle aérien, ont pris en charge le commandant de bord. Transporté d’urgence vers un hôpital de la région, il a été stabilisé. Une enquête interne a été ouverte par PAL Airlines et Air Canada pour comprendre les circonstances exactes du malaise. Bien que les antécédents médicaux du pilote n’aient pas été divulgués, les compagnies aériennes exigent des visites médicales régulières pour leurs personnels navigants, mais une crise d’épilepsie peut survenir de manière inopinée, sans signe annonciateur.
Dans un communiqué, Air Canada a tenu à saluer le professionnalisme et le sang-froid du copilote : « Nous exprimons notre profonde gratitude à l’équipage pour sa gestion exceptionnelle de cette situation. La sécurité de nos passagers et de notre personnel est notre priorité absolue. » La compagnie a également indiqué que des mesures d’accompagnement psychologique seraient proposées aux passagers et à l’équipage.
Cet incident rappelle le rôle crucial du copilote, souvent dans l’ombre, et l’importance des formations aux situations d’urgence.
Il souligne également la nécessité d’une vigilance médicale constante dans les métiers de l’aérien. Grâce à une seconde de décision et une main ferme, le copilote a transformé un potentiel drame en un fait divers à issue heureuse, avant de faire l’objet, comme le veut la procédure, d’un examen approfondi pour évaluer les causes exactes de ce malaise soudain.
Par Francis Kaboré

