Monde : Nouvelle escalade au Moyen-Orient : Trump jure de « frapper fort » l’Iran après une salve de missiles

Le président américain Donald Trump a haussé le ton, promettant des représailles « vigoureuses » contre l’Iran, après une attaque aux missiles attribuée à Téhéran contre des bases américaines en Jordanie. Cette nouvelle confrontation met brutalement fin à une accalmie de quelques jours, alors que le conflit régional ne cesse de s’étendre.

Une nuit de tirs et de ripostes

Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs projectiles tirés depuis l’Iran ont été interceptés alors qu’ils ciblaient des positions militaires américaines au Moyen-Orient, a indiqué le commandement américain. La Jordanie, pays allié de Washington, a confirmé avoir détruit cinq missiles dans son espace aérien.

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont rapidement revendiqué cette opération, affirmant avoir visé « une base aérienne et un centre de commandement » américain. En riposte, les États-Unis, appuyés par l’Arabie saoudite, ont mené des frappes aériennes contre des groupes pro-iraniens dans l’est de l’Irak.

Trump : « Ils vont prendre une raclée »

Interrogé par Fox News, Donald Trump s’est montré sans équivoque : « Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée. » Cette déclaration, d’une rare virulence, marque un tournant dans la rhétorique présidentielle et fait craindre un embrasement généralisé.

De son côté, la télévision d’État iranienne a accusé Washington d’avoir bombardé le nord-ouest du territoire iranien, sans fournir de bilan dans l’immédiat.

Le pétrole flambe, la région retient son souffle

L’annonce de ces hostilités a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers. Le baril de Brent a bondi de 4,64 %, atteignant 87,99 dollars, les opérateurs redoutant des perturbations dans l’approvisionnement énergétique mondial.

Alors que les appels à la modération se multiplient, la communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle escalade, qui menace d’embraser une région déjà secouée par des conflits multiples.

Par Francis Kaboré

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