États-Unis : 25 ans de prison requis contre une femme qui a fait exploser la main de son compagnon avec une dynamite artisanale

 

Keyonna Waddell, 35 ans, a été reconnue coupable d’avoir lancé un bâton de dynamite sur sa victime endormie lors d’une dispute conjugale à Long Island. L’explosion a provoqué l’amputation partielle du bras de l’homme.

Une affaire de violences conjugales d’une rare violence s’est conclue par une condamnation devant la justice américaine. Keyonna Waddell, une résidente de Deer Park sur l’île de Long Island (État de New York), a été déclarée coupable par un jury populaire d’agression au premier degré et de possession criminelle d’arme.

Les faits jugés remontent au 22 mars 2024. Selon le bureau du procureur du comté de Suffolk, une violente dispute a éclaté entre la prévenue et son compagnon au domicile de ce dernier. Après l’incident, l’homme a quitté son logement en ordonnant à sa compagne d’en faire de même. Lorsqu’il est revenu, ne constatant pas sa présence, il s’est endormi dans sa chambre.

Son sommeil a été brutalement interrompu par un sifflement étrange. La victime a alors aperçu une flamme au sol : un bâton de dynamite de fabrication artisanale venait d’être lancé dans la pièce. Dans un réflexe de survie, l’homme a saisi l’engin pour tenter de l’éjecter par la fenêtre. Mais l’explosif a détoné avant qu’il ne puisse s’en débarrasser, lui arrachant littéralement la main. Cette blessure a nécessité l’amputation chirurgicale d’une partie de son bras après son transfert d’urgence à l’hôpital.

Malgré la gravité de ses blessures, la victime a réussi à fuir dans l’allée extérieure de son domicile. C’est à ce moment qu’il a aperçu Keyonna Waddell prenant la fuite. Elle a été interpellée par les forces de l’ordre dès le lendemain.

Le procureur du comté de Suffolk, Raymond Tierney, a souligné la dangerosité exceptionnelle du mode opératoire. « Les violences conjugales peuvent atteindre des niveaux mortels, et cette affaire nous rappelle brutalement cette réalité », a-t-il déclaré dans un communiqué. L’enquête a également révélé que l’accusée avait menacé son compagnon avec de la dynamite à plusieurs reprises dans les mois précédant l’attaque.

Le verdict de culpabilité étant prononcé, la sentence sera fixée le 27 mai prochain. Keyonna Waddell encourt une peine maximale de 25 ans de réclusion criminelle. « Un individu dangereux a été tenu pour responsable et fera face à une longue peine de prison pour cet acte effroyable », a conclu le procureur Tierney.

Par Jérôme Wailifu 

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