Afrique : CAN 2027 : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie à l’épreuve du chrono
Plus que neuf mois avant le coup d’envoi. Après le passage des inspecteurs de la CAF en septembre, les trois pays organisateurs doivent livrer stades et terrains d’entraînement, et surtout prouver que la machine pourra tourner pendant toute la compétition.
Le compte à rebours est lancé. À moins de neuf mois de la Coupe d’Afrique des nations 2027, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie abordent un virage déterminant. La Confédération africaine de football a achevé sa tournée d’inspection en septembre, et les trois nations hôtes sont désormais attendues sur un point précis : terminer les infrastructures, puis démontrer leur capacité à faire fonctionner l’ensemble du dispositif durant le tournoi.
Kenya : l’effort ne s’arrête pas aux stades
À Nairobi, le futur stade Talanta et ses 60 000 places incarne le projet le plus ambitieux. Mais le stade de Kasarani réclame encore des travaux. Le comité d’organisation kényan table sur une livraison en décembre, avec une remise en état de la pelouse attendue avant fin octobre. Autour de ces enceintes, d’autres défis attendent : terrains d’entraînement, capacité hôtelière et solutions de transport font partie des critères à remplir.
Ouganda et Tanzanie : des calendriers serrés
Côté ougandais, le stade de Hoima est déjà opérationnel. Celui d’Akii-Bua, à Lira, est annoncé pour décembre. Les autorités visent la fin de l’année pour l’essentiel des installations, avec toutefois quelques terrains d’entraînement susceptibles de n’être prêts qu’en janvier 2027.
En Tanzanie, le comité local évalue l’avancement des stades à plus de 80 % en moyenne et espère une remise à la CAF en janvier. Les sites d’entraînement sont, eux, estimés à environ 75 %. Des chiffres qui restent des évaluations internes, et non une validation officielle de la Confédération.
L’étape suivante : tester tout l’écosystème
Prévue du 19 juin au 17 juillet, la CAN 2027 ne se résume pas à des chantiers. Les pays hôtes devront aussi éprouver la sécurité, les déplacements et les services destinés aux équipes comme aux supporters. C’est là toute la nouveauté de cette phase, après les premières inspections. Les prochains mois diront si les trois nations sont réellement prêtes
Par Issa Abdou

