Afrique: Gazoduc transsaharien : Niamey et Alger affichent leur volonté d’accélérer
Le dossier du Gazoduc transsaharien était au cœur des discussions, le 22 septembre à Niamey, entre les autorités nigériennes et le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab. Objectif affiché : donner un nouveau souffle à ce projet stratégique reliant le Nigeria à l’Europe.
Accélérer. C’est le maître-mot qui ressort de la rencontre entre les autorités nigériennes et l’émissaire algérien, Mohamed Arkab, en visite à Niamey le 22 septembre. Au centre des échanges : le Gazoduc transsaharien (TSGP), une infrastructure d’envergure destinée à transporter le gaz nigérian vers l’Europe en traversant le Niger et l’Algérie.
Porteur d’un message du président Abdelmadjid Tebboune, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines a été reçu successivement par le président Abdourahamane Tiani, puis par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Le Gazoduc transsaharien représente bien plus qu’une simple infrastructure énergétique. Pour Niamey, il incarne à la fois un instrument de valorisation des ressources et un vecteur d’intégration économique régionale. Le projet doit relier les gisements gaziers du Nigeria à l’Algérie en traversant le territoire nigérien, avant d’acheminer le gaz vers les marchés européens.
Les discussions ont également porté sur le partenariat entre Sonatrach et la Société nigérienne des produits pétroliers. Les deux parties entendent renforcer leur coopération et améliorer le suivi des projets communs dans le secteur des hydrocarbures.
Pour le président Abdourahamane Tiani, cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de meilleure exploitation des ressources nationales et de consolidation de la souveraineté énergétique des deux pays.
Cette visite prolonge une série d’initiatives engagées depuis le rétablissement des liens diplomatiques entre Niamey et Alger. En février, le président nigérien s’était rendu en Algérie. En mars, une commission mixte tenue à Niamey avait débouché sur la signature de plusieurs accords et mémorandums, notamment dans le domaine de l’énergie.
Sur le terrain, les projets se concrétisent. Dans le secteur de l’électricité, Sonelgaz et Nigelec coopèrent activement. L’exploration pétrolière n’est pas en reste : en août, le forage du puits Kafra Sud-Est 1 a été lancé dans la région d’Agadez, conduit par SIPEX Niger et ENAFOR, deux entreprises algériennes liées au groupe Sonatrach.
La visite de Mohamed Arkab doit permettre de maintenir cette dynamique et de préciser les prochaines étapes des projets en cours. Aucune nouvelle échéance n’a toutefois été annoncée pour la réalisation du Gazoduc transsaharien.
Par Issa Abdou

