Bénin : Université de Parakou : cinq étudiantes victimes de malaises en plein cours, l’enquête attendue
Samedi 20 juin 2026, la quiétude de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université de Parakou (FASEG-UP) a été brutalement rompue. En pleine séance de cours, plusieurs étudiantes se sont effondrées, semant la panique parmi leurs camarades.
Selon nos informations, c’est dans l’amphithéâtre 1000, alors qu’une cinquantaine d’étudiantes de première année de licence planchaient sur un cours de technique bancaire, que la scène s’est produite. En l’espace de quelques minutes, cinq jeunes filles ont perdu connaissance, plongeant l’assistance dans une vive inquiétude.
Le responsable de l’amphithéâtre, Josué Agonman, joint par La rédaction, a livré son témoignage : « Tout a commencé avec une étudiante qui a fait une crise. Elle a été conduite en urgence au Centre Hospitalier Départemental (CHD) de Parakou. Le diagnostic a révélé qu’elle souffrait d’asthme. »
Pendant que la première victime était prise en charge, deux autres étudiantes se sont à leur tour évanouies. Faute d’ambulance sur place, elles ont été évacuées grâce au véhicule personnel d’un responsable de l’université. Peu après, deux autres jeunes filles ont présenté les mêmes symptômes et ont été dirigées vers l’infirmerie universitaire.
Selon nos informations, toutes les victimes ont reçu des soins appropriés et leur état de santé est désormais stable. Aucun cas grave n’est à déplorer.
Des zones d’ombre persistantes
Si le dénouement est rassurant, les interrogations, elles, restent entières. À ce jour, ni les autorités universitaires ni les services de santé n’ont publié de communiqué officiel pour expliquer ces malaises en série.
Les questions fusent : un facteur environnemental commun (chaleur accablante, manque d’aération, intoxication) a-t-il déclenché ces crises ? Les pathologies sont-elles identiques chez toutes les victimes ? Pourquoi seule une partie des étudiantes a-t-elle été touchée, alors que le cours réunissait plusieurs dizaines de personnes ?
Selon nos informations, une enquête interne a été ouverte afin de faire la lumière sur cet incident, qui interroge également sur les conditions d’accueil et les dispositifs d’urgence au sein de l’établissement.
Au-delà des causes médicales, cet événement rappelle la nécessité pour les universités de se doter de protocoles clairs pour la gestion des crises sanitaires, en particulier dans les amphithéâtres surchargés où les conditions de ventilation et de température peuvent fragiliser les étudiants les plus vulnérables.
Par Jérôme Wailifu

