Burkina Faso : Ibrahim Traoré révolutionne le doctorat – fin des thèses « papier », place à la fabrication concrète !

Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé une réforme qui va secouer le monde universitaire. Désormais, plus question de rédiger de longues thèses purement théoriques pour décrocher son doctorat, surtout dans les filières techniques. Les étudiants devront désormais « fabriquer ou construire quelque chose de concret » .

Un doctorat à la burkinabè : on construit, on innove ou on copie !

L’objectif affiché de cette réforme est de lutter contre le sous-développement et le chômage des diplômés. Le président Traoré a demandé aux universités et lycées techniques de privilégier la pratique à la théorie. Et pour ceux qui peinent à innover, une consigne claire : il faut au moins « copier » et réaliser un objet utile . L’État s’est engagé à mettre en place les infrastructures nécessaires pour soutenir cette nouvelle approche orientée vers la création et l’emploi .

L’exemple chinois et des réactions mitigées

Cette initiative est perçue comme une source d’inspiration venue de la Chine, où un programme similaire encourage les doctorants à produire des inventions ou des équipements fonctionnels pour lutter contre la fraude académique et privilégier l’innovation pratique . Les réactions sont partagées : si beaucoup saluent une « idée de génie » qui vise à rendre l’université plus utile au développement, d’autres s’interrogent sur l’application d’une telle mesure pour les sciences humaines et sociales, ou sur la transformation du doctorat en simple formation de technicien .

Le président Traoré, qui s’était déjà adressé au monde de la recherche lors de l’ouverture du Forum de la recherche scientifique en octobre 2025, semble vouloir ancrer l’innovation dans l’ADN de l’éducation supérieure burkinabè . Affaire à suivre dans les amphithéâtres et les ateliers !

 

Par Francis Kaboré 

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