France : une question écrite déposée au Sénat en faveur de l’extension de l’inscription UNESCO des savoir-faire horlogers à un périmètre transmanche

 

L’espace transmanche entre la France et le Royaume-Uni possède une histoire horlogère profondément enracinée. De Coutances à Birmingham, de Dol-de-Bretagne à Greenwich, de Fontainebleau à Edimbourg, les savoir-faire horlogers rayonnent au-delà des frontières. Faire reconnaître cet héritage commun par l’UNESCO apparaît dans plusieurs documents officiels depuis la première question écrite n° 8842 de la 17ème législature (déposée à l’Assemblée nationale). En tant que chambre haute, le Sénat œuvre lui aussi à la protection et de la sauvegarde de l’horlogerie entre création et transmission. Cette démarche vise tout particulièrement à mettre en lumière une histoire partagée, souvent méconnue, de l’art horloger entre les deux rives de la Manche.

Savoir-faire horlogers, enjeux de navigation (quête de la longitude) et histoire des Stuarts dans l’espace transmanche ont motivé ce plaidoyer parlementaire en faveur de l’horlogerie mais aussi d’un « Quai des futurs » des deux côtés de la Manche pour décrypter demain.

Ce double-sens des innovations implique qu’on creuse davantage l’histoire horlogère, scientifique et maritime des deux côtés de la Manche et les figures qui y ont contribué au-delà des mers et des océans.

La Marine nationale française célèbre en 2026 ses 400 ans d’existence. Instituée en 1626, sous l’impulsion du cardinal de Richelieu, notre Marine s’est appuyée sur des milieux innovateurs issus de l’horlogerie.

A l’origine, le métier d’orloger (sans H) était destiné au réglage des canons (Le dernier argument des rois – en latin Ultima ratio regum).

Il apparaît qu’une extension de cette reconnaissance à un périmètre transmanche, associant notamment des territoires de la Manche, du Royaume-Uni et de l’Irlande, serait juridiquement envisageable, sous réserve d’une candidature conjointe et de l’inscription préalable des savoir-faire concernés sur les inventaires nationaux du patrimoine culturel immatériel. Or, plusieurs territoires de l’arc transmanche dispose d’un patrimoine horloger significatif, à l’image des horloges dites « Demoiselles » de Coutances, ainsi que de liens historiques anciens avec les îles Britanniques, notamment à travers les chemins de mémoire liés aux Stuarts.

En hommage à un horloger répar’acteur, Théophile Lognoné, les Avatars de la Grande Rue des Stuarts sont le premier ouvrage consacré à l’arc horloger transmanche. Sous des airs d’essai philosophique, ce thriller écologique d’une grande noblesse intellectuelle propose de découvrir un récit « stuartistiquement » réfléchi à grande échelle. Il pourra par la suite être traduit en anglais.

La Rédaction 

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