Tchad : Tragédie à Pont Carol : trois personnes meurent asphyxiées dans un puits
Un drame aux circonstances encore troublantes s’est déroulé ce vendredi 17 avril 2026 dans la localité de Pont Carol, dans la province de la Kabbia, au Tchad. Trois personnes ont perdu la vie alors qu’elles tentaient de curer un puits traditionnel, dans des conditions qui ont semé la panique au sein de la population.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la première victime était descendue au fond du puits pour entamer des travaux de nettoyage. Très vite, elle a cessé de donner tout signe de vie, disparaissant sans laisser de trace. Une deuxième personne, s’élançant à son secours pour comprendre ce qu’il se passait, a été à son tour piégée. Malgré les mises en garde de l’assistance, une troisième personne s’est aventurée dans l’ouvrage, avant de subir le même tragique destin.
Un propriétaire du puits, qui a tenté de descendre pour localiser les victimes, a pu remonter in extremis après avoir été submergé par une chaleur insupportable. Arrivé à quelques mètres seulement du fond, il a témoigné que les trois disparus étaient déjà complètement asphyxiés. « La température à l’intérieur du trou était telle qu’il était impossible d’y résister plus de cinq minutes », a-t-il confié.
Face à l’impuissance générale, les habitants ont eu recours à des rites traditionnels ainsi qu’à des prières menées par des religieux, sans aucun résultat. Selon nos correspondants locaux, les personnes présentes sur les lieux ont été empêchées de filmer la scène.
Extraction difficile des corps
C’est finalement grâce à des techniques rudimentaires que la population a réussi à récupérer les trois dépouilles, en utilisant des hameçons pour les remonter à la surface. Après cette macabre découverte, le puits a été fermé.
Ce drame plonge aujourd’hui la localité de Pont Carol dans une vive émotion et une grande panique. Si les causes exactes restent encore à déterminer, l’hypothèse d’une intoxication par des gaz dangereux (comme le dioxyde de carbone ou le méthane) ou d’un manque sévère d’oxygène au fond du puits est privilégiée par les premiers observateurs.
Une enquête pourrait être ouverte pour élucider précisément les circonstances de ce drame.
Par Mbaikoula Philippe

