Iran : la justice réclame 48 milliards de dollars aux États-Unis après la mort de Qassem Soleimani

 

Nouvelle escalade judiciaire entre Téhéran et Washington. La justice iranienne affirme avoir condamné les États-Unis à verser 48 milliards de dollars dans une affaire liée à la mort du général Qassem Soleimani, tué en janvier 2020 lors d’une frappe de drone américaine près de l’aéroport de Bagdad, en Irak.

L’annonce a été faite mardi 29 septembre par Ali Kazemi, porte-parole de la justice iranienne. Selon lui, le jugement est désormais entré dans la phase d’exécution. Les autorités iraniennes indiquent ainsi vouloir donner suite à la décision rendue par un tribunal de Téhéran.

73 personnes poursuivies

L’affaire comporte également un volet pénal. D’après le porte-parole de la justice iranienne, 73 personnes font actuellement l’objet de poursuites dans ce dossier. Des actes d’accusation ont été émis et la procédure pénale est examinée par la justice iranienne.

Le dossier est donc suivi sur deux fronts : une procédure civile portant sur les dommages réclamés aux États-Unis et une procédure pénale visant plusieurs personnes liées à l’opération ayant conduit à la mort de Soleimani.

Qassem Soleimani dirigeait la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). Il a été tué le 3 janvier 2020 avec plusieurs autres personnes, dont Abou Mahdi al-Mouhandis, lors d’une frappe américaine ordonnée par le président Donald Trump à proximité de l’aéroport international de Bagdad.

Une condamnation dont l’exécution reste incertaine

Si Téhéran affirme que la décision est entrée dans sa phase d’exécution, les informations disponibles ne précisent pas par quels moyens les 48 milliards de dollars pourraient effectivement être recouvrés, ni quels éventuels avoirs américains seraient visés.

Cette décision intervient dans un contexte de relations toujours extrêmement tendues entre l’Iran et les États-Unis. Elle ajoute une nouvelle dimension judiciaire à un dossier qui demeure l’un des symboles majeurs de l’affrontement entre les deux pays.

Pour l’heure, la justice iranienne affirme vouloir poursuivre la procédure « sur les plans civil et pénal » jusqu’à son terme.

Par Issa Abdou 

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