Sénégal : cinéma africain en deuil : Disparition soudaine de Khalima Gadji : l’actrice était encore active sur les réseaux sociaux avant sa mort
Le monde du cinéma africain, et particulièrement celui du Sénégal, est plongé dans une profonde tristesse. L’actrice Khalima Gadji, rendue célèbre par son rôle emblématique de Marième Diall dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié (Marodi TV), est décédée le 26 janvier 2026 à Dakar, à l’âge de 36 ans.
L’annonce de sa disparition, largement relayée dans la nuit du 26 au 27 janvier sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias sénégalais, a provoqué une vague d’émotion au Sénégal et bien au-delà des frontières. Selon des sources concordantes, l’actrice aurait succombé à un malaise soudain. À ce stade, aucune communication officielle de la famille ou des autorités sanitaires n’a précisé les causes exactes du décès.
Un dernier message publié quelques heures avant sa mort
Fait troublant, Khalima Gadji était encore active sur les réseaux sociaux quelques heures avant son décès. En effet, environ dix heures avant sa disparition, l’actrice avait publié un message sur sa page Facebook annonçant l’ouverture d’un casting pour la saison 2 du programme “Nouvelle Reine”.
Dans cette publication, elle invitait de jeunes Sénégalaises âgées d’au moins 21 ans à participer à ce projet mettant en avant l’ambition féminine, l’authenticité et la valorisation culturelle. Le message précisait également que les candidates sélectionnées devaient être disponibles pour des déplacements à Abidjan, avec une prise en charge complète par la production. Un post porteur d’espoir, aujourd’hui chargé d’une forte émotion.
Une carrière courte mais marquante
Née le 25 août 1989 à Dakar, d’un père sénégalais et d’une mère maroco-algérienne, Khalima Gadji a grandi entre plusieurs cultures. Mannequin puis actrice autodidacte, elle s’est imposée en 2019 grâce à son interprétation audacieuse de Marième Diall, un personnage qui a profondément marqué le paysage audiovisuel africain.
Adulée par une partie du public et critiquée par d’autres pour le caractère provocateur de son rôle, Khalima Gadji n’a jamais laissé indifférent. Son talent lui a valu une reconnaissance panafricaine, notamment un prix de la meilleure interprétation féminine aux Sotigui Awards.
Engagée, elle s’était également illustrée par ses prises de parole courageuses sur des thèmes sensibles comme la santé mentale, notamment dans le documentaire Don’t Call Me Fire en 2021.
Hommages et recueillement
Depuis l’annonce de sa mort, les hommages affluent sur les réseaux sociaux, au Sénégal, en Guinée, en Côte d’Ivoire et dans toute la diaspora africaine. Fans, artistes et anonymes saluent la mémoire d’une femme libre, talentueuse et engagée.
La famille de l’actrice et la production de Maîtresse d’un homme marié n’ont pas encore communiqué sur les modalités des obsèques. Une annonce officielle est attendue dans les prochaines heures.
Khalima Gadji laisse derrière elle une empreinte forte dans le cinéma africain et un héritage artistique qui continuera de marquer les esprits.
Inna Lillahi wa Inna Ilayhi Rajioun.
Paix à son âme.
Par Cherif Keita

