Tanzanie : Hafidh Ameir Hassan, l’époux de la présidente Samia Suluhu Hassan, n’est plus
Le « premier gentleman » de Tanzanie, Hafidh Ameir Hassan, s’est éteint ce lundi 7 septembre 2026 à l’âge de 75 ans, des suites d’une maladie cardiaque. Il suivait un traitement dans un hôpital de Zanzibar, l’archipel semi-autonome dont il était originaire, lorsqu’il a rendu son dernier souffle. L’annonce a été faite par le vice-président Deogratius Ndejembi, qui a exprimé la tristesse de toute la nation.
Depuis 2021, Hafidh Ameir Hassan occupait le rôle discret de « premier gentleman » de Tanzanie, lorsque son épouse, Samia Suluhu Hassan, avait accédé à la présidence à la suite du décès de John Magufuli. Contrairement à d’autres conjoints de chefs d’État, il avait toujours privilégié l’ombre plutôt que les projecteurs, menant une vie sobre et réservée, loin de l’agitation politique.
Originaire de Zanzibar, il avait conservé des liens profonds avec cette île de l’océan Indien. C’est d’ailleurs sur cette terre qui l’a vu naître qu’il a choisi de se faire soigner, avant que la maladie ne l’emporte.
Samia Suluhu Hassan et Hafidh Ameir Hassan ont eu quatre enfants : trois garçons et une fille. Leur fille, Mwanamvua Hafidh Ameir, a choisi de suivre les traces de sa mère en s’engageant en politique, où elle siège actuellement comme députée.
La présidente, actuellement à Zanzibar, est entourée de sa famille et de ses proches. Elle n’a pas encore fait de déclaration publique, mais les messages de soutien affluent déjà des quatre coins du pays.
Des funérailles à Zanzibar
Selon les informations fournies par le vice-président Deogratius Ndejembi, les funérailles auront lieu à Zanzibar, conformément aux origines de la famille. Le gouvernement tanzanien a présenté ses condoléances, et un deuil national est attendu dans les prochains jours.
La disparition de Hafidh Ameir Hassan marque un moment de recueillement pour la Tanzanie. Derrière l’homme discret, c’est un compagnon de route, un pilier de la vie familiale de la présidente, qui s’en va. Sa présence silencieuse aux côtés de Samia Suluhu Hassan, alors qu’elle menait les réformes économiques et diplomatiques du pays, était un symbole de stabilité.
La Tanzanie rend aujourd’hui hommage à celui qui fut, dans l’ombre, le soutien d’une femme d’État.
Par Rodrigue Izumo

