Tchad : 15 stades en chantier, 15 chantiers à l’arrêt – le gouvernement passe à l’action

Le sport tchadien attendait des infrastructures à la hauteur de ses ambitions. Pourtant, sur les 15 stades actuellement en construction à travers le pays, plusieurs sont à l’arrêt, victimes de lourdeurs administratives, de difficultés techniques ou de financements bloqués. Face à ce constat, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Naïr Abakar, et son collègue des Infrastructures, M. Amir Idriss Kourda, ont décidé de prendre le taureau par les cornes.

Réunis ce mercredi 19 août, les deux ministres ont passé en revue la situation des chantiers sportifs. Le bilan est sans appel : sur les 15 stades recensés – 5 dans la capitale et 10 dans les provinces – les retards s’accumulent et certains travaux sont purement et simplement interrompus. Un gaspillage de deniers publics et une occasion manquée pour la jeunesse tchadienne, qui réclame des équipements de qualité.

Un comité interministériel pour débloquer la situation

Conformément à la vision du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, Président de la République, qui fait du développement du sport une priorité nationale, les deux départements ministériels ont décidé d’une réponse coordonnée. Un comité interministériel a été créé séance tenante. Sa mission : identifier les obstacles – qu’ils soient techniques, administratifs ou opérationnels – et proposer des solutions rapides pour relancer les travaux et garantir leur achèvement.

L’exigence de normes internationales

Au-delà de la simple relance, le Ministre de la Jeunesse et des Sports a insisté sur un point crucial : la qualité. Il a demandé que le comité s’entoure d’experts qualifiés pour s’assurer que les infrastructures réalisées soient conformes aux normes internationales. Une exigence qui répond à une double ambition : offrir aux athlètes tchadiens des équipements dignes de ce nom et positionner le pays sur la scène sportive continentale.

 

Cette initiative interministérielle est plus qu’une simple réunion de coordination. C’est un test grandeur nature pour la capacité du gouvernement à transformer les promesses en réalité. Les 15 stades en chantier sont autant de symboles : celui d’un Tchad qui bouge, qui investit dans sa jeunesse, mais aussi celui d’une administration qui doit prouver qu’elle sait mener les projets à leur terme.

Les prochaines semaines seront décisives. Le comité interministériel devra agir vite et bien. Car au-delà du béton et des gradins, ce sont les rêves de milliers de jeunes Tchadiens qui sont en jeu. Eux attendent des terrains pour jouer, des stades pour vibrer, des infrastructures pour s’épanouir. Le gouvernement n’a pas le droit de les décevoir.

Par Kenzo Brown 

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