Tchad: 25 médecins tchadiens partent se spécialiser en France
Les praticiens, dont la formation débute en novembre 2026, ont été reçus par l’Ambassade de France au Tchad. Pédiatrie, cardiologie, anesthésie-réanimation : ils se formeront dans plusieurs disciplines au sein de CHU français.
Ils sont vingt-cinq à faire leurs valises pour la France. Vingt-cinq médecins tchadiens s’apprêtent à suivre une formation spécialisée dans l’Hexagone, à partir de novembre 2026. Avant leur départ, ils ont été reçus par l’Ambassade de France au Tchad, dans le cadre d’un programme visant à consolider les compétences médicales du pays et à améliorer la prise en charge des patients.
Les bénéficiaires rejoindront des centres hospitaliers universitaires (CHU) français pour se perfectionner dans plusieurs spécialités : pédiatrie, chirurgie, anesthésie-réanimation, cardiologie et gastro-entérologie.
Près de 50 médecins formés en quatre ans
L’initiative entend renforcer les capacités des professionnels tchadiens, encourager les échanges d’expériences entre praticiens et soutenir le développement du système de santé national. D’après les informations de l’Ambassade de France au Tchad, cette nouvelle promotion porte à près de 50 le nombre de médecins tchadiens ayant bénéficié de ces formations en France au cours des quatre dernières années.
L’objectif dépasse la formation individuelle : il s’agit de doter le Tchad de professionnels plus spécialisés, capables de répondre aux besoins de santé de la population. Le transfert des compétences acquises et leur application dans les structures sanitaires tchadiennes seront déterminants pour mesurer les retombées du programme.
Une coopération franco-tchadienne qui se poursuit
Cette promotion s’inscrit dans la continuité de la coopération entre la France et le Tchad dans le domaine de la santé, avec l’ambition de renforcer durablement les compétences médicales et la qualité des soins.
Reste un défi de taille pour les autorités sanitaires : retenir ces spécialistes une fois leur formation achevée, alors que la fuite des cerveaux demeure une préoccupation majeure pour de nombreux systèmes de santé africains.
Par NLR

