Tchad : à 30 ans, Netou Juliette lutte contre un cancer du sein et implore de l’aide

 

Mère de deux enfants, Netou Juliette se bat depuis plus d’un an contre un cancer du sein. Entre la douleur qui l’empêche de dormir, les frais médicaux qu’elle ne peut assumer et une famille qui se serre les coudes, elle lance un cri du cœur à ceux qui pourraient lui tendre la main.

Il y a des souffrances que les mots peinent à décrire. Celle de Netou Juliette, 30 ans, en fait partie. Dans la fleur de l’âge, cette mère de deux enfants mène depuis plus d’un an un combat épuisant contre un cancer du sein. Un combat où la maladie n’est pas le seul ennemi : l’argent manque, les nuits sont blanches, et l’espoir s’accroche à chaque geste de solidarité.

L’histoire commence en septembre 2025. Netou Juliette est enceinte, rayonnante, portant la vie. Puis un bouton apparaît, accompagné de démangeaisons. D’abord banal, il grandit avec elle, grossit au rythme de sa grossesse.

« Les premiers signes se sont manifestés en septembre 2025. Au début, c’était un bouton accompagné de démangeaisons. J’étais enceinte. Au fur et à mesure que la grossesse évoluait, le bouton prenait également du volume », se souvient-elle, la voix chargée de tristesse.

La grossesse est perdue. Et avec elle, une partie de ses rêves s’effondre. C’est à ce moment-là que les examens tombent, implacables : cancer du sein. Les médecins lui demandent alors de réaliser un scanner de 130 000 FCFA. Une somme vertigineuse pour cette famille sans ressources. Dans un geste de désespoir, elle se tourne vers un tradipraticien. Aujourd’hui, elle regrette amèrement ce choix : sa plaie n’a cessé de s’aggraver.

« La nuit, je ne dors pas »

Ce que vit Netou Juliette aujourd’hui, peu de mots peuvent le traduire. La douleur est constante, la plaie s’étend, et le repos n’existe plus.

« La nuit, je ne dors pas. La plaie s’est aggravée. J’appelle les personnes de bonne volonté et les autorités à me venir en aide », lance-t-elle, dans un souffle où se mêlent lassitude et courage.

À ses côtés, son mari, Sadou Djaoutouin, vit un calvaire silencieux. Chaque jour, il court après de quoi nourrir les enfants, après l’argent pour les soins, après un peu de répit qui ne vient jamais.

« Vivre avec une personne qui souffre d’une maladie de cette manière, ce n’est pas facile. Il faut courir chercher de quoi manger, trouver de l’argent pour les soins et venir préparer pour les enfants. C’est moi qui fais tout », confie-t-il, le regard épuisé.

Un cri du cœur dans le silence

Dans leur foyer, l’angoisse a remplacé la sérénité. Les deux enfants regardent leur mère s’affaiblir, impuissants. Et chaque jour qui passe sans soin adéquat rapproche le pire.

Pourtant, Netou Juliette ne baisse pas les bras. Elle continue de se battre, pour elle, pour ses enfants, pour la vie. Mais elle ne peut plus le faire seule.

Elle adresse aujourd’hui un appel déchirant aux personnes de bonne volonté et aux autorités : un geste, un don, un soutien, aussi petit soit-il, pourrait lui redonner une chance.

Parce qu’aucune mère ne devrait avoir à choisir entre se soigner et nourrir ses enfants. Parce qu’aucune vie ne devrait s’éteindre faute de moyens.

Par Mbaikoula Philippe 

 

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