Tchad : De l’ENAM du Burkina à la Justice de Paix de Gagal : Ngatcheogo Francis Ouangué, le magistrat qui conjugue rigueur académique et sens du terrain.
À Gagal, le Juge Ngatcheogo Francis Ouangué incarne le renouveau d’une institution trop souvent décriée. Parcours d’exception, vision humaniste et engagement sans faille : portrait d’un magistrat qui fait renaître l’espoir.
Il est des rencontres qui rassurent, des hommes qui, par leur seule présence, redonnent du sens à une fonction. Ngatcheogo Francis Ouangué, Juge de Paix de Gagal, est de ceux-là. En quelques mois, il a métamorphosé une juridiction engourdie en un véritable sanctuaire de la célérité judiciaire, redonnant ainsi aux justiciables une confiance qu’ils avaient presque perdue.
Un parcours hors norme, fruit d’une détermination inébranlable
Rien ne prédestinait cet enfant de Kimré, modeste village de la région de Laï, à gravir les échelons d’une institution aussi exigeante que la magistrature. Pourtant, grâce à une volonté de fer et une soif d’apprendre communicative, il a tracé sa route avec brio.
Son cursus académique est un véritable florilège d’excellence. Du Certificat d’Études Primaires au prestigieux Master II en droit pénal et sciences criminelles, en passant par un Diplôme de Magistrat obtenu à l’ENAM du Burkina Faso, ses diplômes témoignent d’une quête permanente de savoir. Il a su se forger une culture juridique d’une rare richesse, couvrant aussi bien le droit public que le droit privé, le contentieux administratif que les procédures pénales, les relations internationales que le droit foncier.
Mais ce qui distingue véritablement ce magistrat, c’est son parcours professionnel éclectique. Tour à tour Greffier en Chef, Juge d’Instruction, Premier Juge au siège au Tribunal de Grande Instance d’Ati, il a arpenté tous les couloirs de la justice tchadienne. Cette connaissance intime des rouages judiciaires, du greffe au prétoire, lui confère une légitimité et une autorité naturelles. Il ne juge pas depuis une tour d’ivoire ; il a connu les bancs de la justice de paix comme ceux des grandes instances.
Une vision humaniste au cœur de l’action
Au-delà de la rigueur technique, c’est une philosophie qui guide l’action de Ngatcheogo Francis Ouangué : la justice doit être un acte de réparation et de paix sociale. Profondément imprégné des valeurs des droits de l’Homme et des libertés publiques, il place l’humain au centre de ses préoccupations.
Sa participation à des séminaires internationaux sur la prévention de la radicalisation en milieu carcéral, la lutte contre la traite des êtres humains ou la cybercriminalité démontre son engagement à appréhender les défis contemporains dans toute leur complexité. Il maîtrise également l’art des modes alternatifs de règlement des conflits, privilégiant la médiation et la conciliation pour apaiser les tensions et favoriser la réconciliation.
Des perspectives ambitieuses pour l’avenir
Avec un tel capitaine à la barre, l’avenir de la Justice de Paix de Gagal s’annonce radieux. Le magistrat nourrit des ambitions légitimes : faire de cette juridiction un modèle de célérité et d’excellence, rapprocher la justice des citoyens et contribuer à l’édification d’un Tchad où l’institution judiciaire serait pleinement respectée.
À l’heure où la défiance envers les institutions est prégnante, des hommes comme Ngatcheogo Francis Ouangué sont des phares. Ils incarnent l’espoir d’une justice plus humaine, plus rapide et plus proche des préoccupations quotidiennes des Tchadiens. Son engagement, sa compétence et sa vision font de lui un acteur incontournable du renouveau judiciaire dans notre pays.
« Rendre une justice rapide et équitable, c’est redonner foi en l’État de droit. C’est ma mission, ma raison d’être. » Ngatcheogo Francis Ouangué, Juge de Paix de Gagal.
Par Kenzo Brown

