Afrique du Sud : Sans visa pour 22 pays : le pays veut séduire investisseurs et visiteurs »
Le gouvernement sud-africain a publié une mise à jour officielle de sa politique d’exemption de visa, confirmant que les ressortissants de 22 pays africains peuvent désormais entrer sur son territoire sans visa préalable. Cette mesure, qui s’inscrit dans une volonté de faciliter la mobilité sur le continent, fixe des durées de séjour variables, allant de 30 à 90 jours selon les accords bilatéraux en vigueur .
Une liste de 22 États concernés
Parmi les pays bénéficiant de cette exemption figurent l’Algérie, le Bénin, le Botswana, le Cap-Vert, les Comores, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Kenya, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, l’Eswatini, la Tanzanie, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe .
Les ressortissants de ces pays pourront séjourner en Afrique du Sud pour des périodes allant de 30 à 90 jours, selon leur nationalité . Par exemple, les citoyens du Botswana, des Comores, du Mozambique, de la Tanzanie, de la Tunisie et du Zimbabwe peuvent bénéficier d’un séjour allant jusqu’à 90 jours, tandis que la plupart des autres pays de la liste se voient accorder un délai de 30 jours .
Cette actualisation intervient dans un contexte où l’Afrique du Sud cherche à renforcer ses liens avec ses partenaires africains. L’objectif affiché est de favoriser les échanges touristiques, les investissements et les déplacements professionnels .
Toutefois, les autorités sud-africaines rappellent que l’exemption de visa ne dispense pas les voyageurs de satisfaire aux autres conditions d’entrée sur le territoire, notamment la présentation d’un passeport valide et le respect de la durée maximale de séjour autorisée . Il est également précisé que les visas ne sont pas délivrés à l’arrivée dans les aéroports ou aux postes-frontières pour les ressortissants des pays non exemptés.
La publication de cette liste a également mis en lumière l’absence de certains pays, comme le Cameroun et la République démocratique du Congo, qui ne figurent pas parmi les États bénéficiaires . Cette exclusion soulève des questions sur les critères utilisés par Pretoria pour sélectionner les pays partenaires de cette politique de facilitation des déplacements .
Par Issa Abdou

