Tchad : Élections au 9e arrondissement : Des candidats réclament l’annulation des résultats des 8 bureaux de vote du poste de police de N’Gueli pour irrégularités graves

 

La coordination des candidats aux élections législatives, provinciales et communales du 9e arrondissement a tenu une conférence de presse pour dénoncer de graves irrégularités survenues lors du scrutin du 4 décembre 2024.

Dans une déclaration liminaire, les candidats ont pointé du doigt plusieurs manquements flagrants au Code électoral, qu’ils jugent avoir gravement entaché la transparence et la crédibilité du processus électoral dans leur circonscription.

Des faits accablants et des violations du Code électoral

Les candidats dénoncent notamment :

La confiscation des six bureaux de vote du quartier Toukra Massa, sur ordre de l’administrateur délégué auprès de la commune du 9e arrondissement et du délégué général du gouvernement auprès de la ville de N’Djamena, empêchant ainsi les électeurs de s’exprimer.

Des actes de violence physique contre les candidats TAMA Bernard et MBAYE Aristide DOMBAL, agressés alors qu’ils protestaient contre des cas avérés de votes multiples, bourrages d’urnes et vote de personnes étrangères, notamment des individus arrivés en colonnes à bord de minibus depuis Kousseri.

L’arrestation illégale de cinq délégués de bureaux de vote du Parti Démocratique du Peuple Tchadien (PDPT), malgré leur accréditation officielle par l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE).

La découverte d’un bureau de vote fictif au domicile de l’actuel maire du 9e arrondissement, Mahamat Saleh Kerima, candidat à sa propre succession.

La confiscation du dépouillement et la séquestration des urnes de huit bureaux de vote, avec l’expulsion des délégués par les responsables de sécurité du poste de police de N’Gueli.

La création d’un bureau fictif au CSP17 de Toukra.

Des exigences claires pour un processus transparent

Face à ces irrégularités, les candidats exigent :

1. L’annulation pure et simple des résultats des huit bureaux de vote du poste police de N’Gueli pour cause de violations flagrantes du Code électoral.

2. À défaut, l’annulation complète du scrutin dans le 9e arrondissement, suivie de la convocation d’élections partielles transparentes pour garantir l’équité et le respect du choix des électeurs.

Un appel à la transparence et à la justice

Les candidats ont exprimé leur indignation face à ces actes qu’ils qualifient de « barbares » et « antidémocratiques », pointant du doigt la responsabilité de certaines autorités administratives et sécuritaires censées garantir un processus électoral équitable et transparent.

Ils appellent les institutions compétentes, tant nationales qu’internationales, à se pencher sur ces irrégularités et à prendre des mesures appropriées pour restaurer la confiance des citoyens dans le processus électoral.

« Nous restons déterminés à défendre les droits des électeurs du 9e arrondissement et à garantir la transparence du processus électoral », ont-ils conclu avant de répondre aux questions des journalistes.

L’avenir du scrutin dans le 9e arrondissement reste désormais suspendu à la réaction des autorités compétentes face à ces graves allégations.

Par Kenzo Brown 

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