Tchad : Moundou : le rap tchadien tient sa nouvelle génération, rendez-vous historique le 10 octobre à l’ATNV pour un concert de restitution sous la direction de Menef Oculaire

Ils sont vingt. Ils ont entre 18 et 30 ans. Ils ont passé trois semaines à apprendre l’art du rap auprès de Menef Oculaire. Le samedi 10 octobre 2026, à 16 heures, ils monteront sur la scène de la grande salle de l’ATNV, à Moundou, dans la province du Logone Occidental, pour un concert de restitution qui s’annonce comme un moment de pure émotion. Entrée libre.

Il y a des rendez-vous qui ne ressemblent à aucun autre. Celui du 10 octobre 2026 en fait partie. Ce jour-là, la grande salle de l’ATNV, à Moundou, dans la province du Logone Occidental, vibrera au rythme d’une jeunesse qui a choisi le rap pour dire le monde, raconter ses rêves, crier ses vérités.

Ils sont vingt. Vingt jeunes Tchadiens, formés depuis le 18 septembre par l’artiste Menef Oculaire, dans le cadre d’une initiative de l’Institut français du Tchad en partenariat avec l’espace Betna Moundou. Pendant deux séances par semaine les vendredis et samedis , ils ont appris bien plus que des techniques : ils ont découvert une culture, une histoire, une identité.

Trois semaines pour tout apprendre

Au programme de cette formation intensive : l’histoire du hip-hop et son arrivée au Tchad, les pionniers du rap national, la structure d’une chanson, les différents styles, les figures de style, les rimes, la maîtrise du BPM et des syllabes, l’art de poser sa voix sur un beat.

Mais au-delà de la technique, c’est une transmission qui s’est opérée. Menef Oculaire, figure respectée du rap tchadien, a partagé son expérience, son regard, sa passion. « Cette formation permet aux jeunes d’acquérir les techniques nécessaires pour composer leur propre chanson, mais aussi de comprendre la culture hip-hop, son histoire, comment elle est arrivée au Tchad et qui en sont les pionniers », explique-t-il.

Une seule fille, un défi à relever

L’initiative visait la parité. Un appel avait été lancé pour attirer autant de filles que de garçons. Sur les vingt participants, une seule fille a répondu présente.

« Notre milieu compte très peu de filles dans le rap. Nous n’en avons qu’une seule parmi les garçons », regrette Menef Oculaire. Un constat qui dit tout du chemin qui reste à parcourir mais aussi de l’importance de ce genre d’initiatives pour ouvrir la voie.

Un tremplin vers les studios

Pour plusieurs de ces jeunes, le concert du 10 octobre ne sera pas une fin, mais un début. Menef Oculaire compte sélectionner les talents les plus prometteurs pour leur offrir un accès à son studio de production. L’occasion d’enregistrer quelques titres et de franchir un cap décisif.

Chaque participant recevra également une attestation de fin de formation délivrée par l’Institut français du Tchad.

Ce qui les attend sur scène

Le 10 octobre, ils devront prouver qu’ils sont prêts. « Ils feront leur preuve devant le public de leur capacité à maîtriser la scène, à kicker sur le beat, à avoir l’interaction avec le public », promet Menef Oculaire.

Et pour les accompagner, plusieurs artistes invités seront présents. Une soirée qui s’annonce comme une véritable fête du rap tchadien, où la relève côtoiera les figures établies.

Ne manquez pas ce rendez-vous

Venez nombreux soutenir ces jeunes qui ont travaillé dur pour offrir au public un spectacle à la hauteur de leurs ambitions. Venez découvrir les voix qui feront le rap tchadien de demain. Venez vibrer, encourager, célébrer.

Parce que le rap tchadien a un avenir. Et cet avenir se joue le 10 octobre, à Moundou.

Par Kenzo Brown 

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