Tchad : Contestation électorale : Acyl Fassou Toukna dénonce des irrégularités et exige la transparence dans le 9ᵉ arrondissement

 Le candidat du Parti Démocratique du Peuple Tchadien (PDPT) aux législatives du 29 décembre 2024, Acyl Fassou Toukna, a officiellement saisi le président de l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) du 9ᵉ arrondissement. Il demande la mise à disposition des procès-verbaux litigieux des huit bureaux de vote du poste de police de N’Guéli, conformément aux dispositions prévues par le Code Électoral tchadien.

Une demande fondée sur le Code Électoral

Dans sa correspondance, Acyl Fassou Toukna se réfère à l’Article 84 du Code Électoral, qui stipule :

« En cas de contestation, tout candidat, parti politique ou regroupement de partis politiques en compétition peut réclamer un exemplaire du procès-verbal auprès du démembrement de l’Agence Nationale de Gestion des Élections concerné. »

Cette disposition garantit aux candidats un accès aux documents officiels afin d’assurer la transparence du processus électoral.

Des irrégularités graves relevées

Acyl Fassou Toukna dénonce plusieurs manquements graves qui ont entaché le scrutin dans les bureaux concernés :

Violences physiques perpétrées contre certains candidats.

Vote multiple par des individus non identifiés, transportés depuis la ville voisine de Kousseri.

Confiscation du dépouillement et séquestration des urnes.

Expulsion illégale des délégués du PDPT par des responsables de la sécurité.

Ces faits, selon le candidat, constituent une violation manifeste des principes de transparence et d’équité électorale et remettent en question la crédibilité du scrutin.

Un refus catégorique de l’ANGE

Malgré la clarté des textes juridiques, l’ANGE oppose un refus catégorique à la demande du candidat. Cette situation soulève une interrogation légitime d’Acyl Fassou Toukna : « L’ANGE est-elle au-dessus de la loi ? »

Un appel au juge constitutionnel

Le candidat en appelle désormais au juge constitutionnel pour que le droit soit dit et que les irrégularités constatées soient examinées avec impartialité.

Cette affaire, qui met en lumière des dysfonctionnements préoccupants dans le processus électoral, pose une question cruciale : les élections au Tchad respectent-elles les normes démocratiques requises ?

Le dénouement de cette contestation électorale sera scruté de près par les acteurs politiques et la société civile.

Affaire à suivre…

Par Kenzo Brown 

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