Ghana : John Kufuor brise le silence sur sa foi catholique et son appartenance à la franc-maçonnerie

 

L’ancien président ghanéen John Agyekum Kufuor a réagi aux nombreuses spéculations entourant sa vie spirituelle et son engagement au sein de la franc-maçonnerie. Invité le 6 décembre 2025 sur le plateau du Dalay Show, il est revenu en détail sur son parcours religieux, ses choix personnels et les accusations persistantes liées à la confrérie maçonnique.

Une conversion au catholicisme influencée par sa famille

Kufuor a expliqué qu’il n’était pas catholique à l’origine. Sa conversion s’est inscrite dans un cheminement familial et personnel, notamment sous l’influence de son épouse, choriste à l’Église Christ the King, et de ses enfants.
« Ma femme était catholique et emmenait toute la famille à l’église. Je ne l’étais pas, mais avec le temps, je me suis converti pour les rejoindre », a-t-il confié.

Ses enfants, eux aussi, l’ont encouragé à s’engager davantage dans la vie paroissiale. « Ils m’ont dit que tous leurs camarades allaient à l’église avec leurs parents, et que moi je les déposais seulement. J’ai réfléchi et j’ai décidé de les accompagner, car nous servons le même Dieu », a-t-il ajouté.
Depuis, l’ancien président affirme être un catholique pratiquant.

Une entrée précoce dans la franc-maçonnerie

John Kufuor est également revenu sur son appartenance à la franc-maçonnerie, une confrérie qu’il a intégrée en 1967 alors qu’il n’était qu’un jeune avocat.
« Mon oncle, mon frère aîné et plusieurs proches étaient maçons. Je les ai rejoints naturellement », a-t-il expliqué, évoquant un engagement ancien et assumé.

Réfutation des accusations de pratiques occultes

L’ancien chef d’État a tenu à corriger les idées reçues concernant la franc-maçonnerie, souvent accusée de pratiques occultes ou malveillantes.
Selon lui, ces rumeurs sont le produit de la méconnaissance et de l’interprétation erronée des symboles rituels.

« Les gens ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas. Quand ils nous voient porter des cravates noires ou chanter lors de funérailles, ils imaginent tout et n’importe quoi. Certains disent même que nous voulons ressusciter les morts, ce qui est totalement faux », a-t-il déploré.

Les propos de John Kufuor rappellent les mécanismes universels de peur et de méfiance face à l’inconnu. Son double engagement — catholique et franc-maçon — illustre la coexistence possible de différentes croyances au sein d’un même individu.

À travers son témoignage, il invite à une approche fondée sur la connaissance, la tolérance et l’ouverture d’esprit, conditions essentielles pour combattre les préjugés et favoriser un vivre-ensemble harmonieux.

Par Rodrigue Izumo 

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