Bénin : Attaque armée dans le nord : le commissariat de Kouandé pris pour cible
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Une attaque armée visant le commissariat de la commune de Kouandé, dans le département de l’Atacora, a semé l’émoi ce mardi 24 février 2026. L’assaut, qui a eu lieu en début de matinée, a causé d’importants dégâts matériels et relancé les craintes concernant l’instabilité grandissante dans les zones frontalières du nord du pays.
Un assaut matinal méthodique
Selon les premières informations rapportées par plusieurs médias béninois, l’attaque s’est déroulée aux environs de 6h50 à 7h25 du matin. Des individus armés non identifiés ont pris pour cible l’infrastructure sécuritaire de la ville.
Les assaillants auraient emprunté l’axe de Guilmaro pour pénétrer dans la ville. Leur objectif principal était le commissariat de Kouandé et un ancien bâtiment annexe de la Police républicaine. La méthode employée fut radicale : une ouverture du feu nourrie sur les installations, suivie de l’incendie volontaire de l’ancien bâtiment de police. Après leur forfait, les attaquants se sont repliés en direction de Sékogourou, échappant dans l’immédiat aux premières forces de l’ordre.
Un bilan humain encore inconnu
À l’heure actuelle, aucune confirmation officielle n’a été donnée concernant un éventuel bilan humain. Les autorités n’ont pas communiqué sur d’éventuelles victimes parmi les forces de l’ordre ou la population civile. L’accent est mis sur les dégâts matériels considérables, notamment la destruction par les flammes du bâtiment de la Police républicaine.
Face à cette nouvelle incursion, les autorités ont rapidement réagi. Un important dispositif de ratissage a été déployé dans la zone afin de sécuriser le périmètre et de tenter de traquer les auteurs de cette attaque.
Cet événement tragique ravive les inquiétudes quant à la situation sécuritaire dans les régions septentrionales du Bénin. Frontalières de pays confrontés à des défis sécuritaires majeurs, ces zones sont régulièrement exposées à des incursions et des menaces persistantes. Depuis plusieurs années, l’État béninois a considérablement renforcé sa présence militaire et sécuritaire le long de ces frontières, mais les failles demeurent et les attaques sporadiques continuent de tester la résilience du dispositif.
Pour l’instant, aucun communiqué officiel du gouvernement ou de la direction générale de la Police républicaine n’a permis de préciser le bilan définitif ou d’identifier formellement les assaillants. La population de Kouandé et des environs reste sous le choc, dans l’attente d’une prise de parole des autorités compétentes.
Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer les responsabilités, évaluer l’ampleur réelle des dégâts et comprendre les motivations de cette attaque qui porte un nouveau coup à la quiétude des populations du nord Bénin.
Par Jérôme Wailifu

