Tchad : le parquet dénonce une « atteinte grave à la souveraineté » après une frappe de drone meurtrière à Tiné

Le procureur de la République du Tchad a qualifié d’« atteinte grave à la souveraineté nationale » l’attaque survenue le 18 mars 2026 dans la localité frontalière de Tiné, où un drone en provenance du Soudan a visé des civils, faisant au moins vingt morts et une dizaine de blessés.

Selon le bilan officiel, l’engin a frappé le quartier Mabrouka, dans cette ville située à la frontière tchado-soudanaise, provoquant également d’importants dégâts matériels. Les victimes, toutes des civils rassemblés sur les lieux, ont été prises pour cible sans avertissement préalable, ont indiqué des sources locales.

Dès le lendemain du drame, une mission gouvernementale s’est rendue sur place pour constater les faits, évaluer les besoins sécuritaires et lancer les premières procédures judiciaires. Les premières investigations, réalisées avec l’appui d’expertises techniques nationales et internationales, ont confirmé l’origine étrangère de l’aéronef.

« Cet acte constitue une violation caractérisée de notre intégrité territoriale », a déclaré le parquet dans un communiqué, en soulignant que l’attaque est considérée comme une atteinte à la sûreté de l’État et un acte terroriste.

Une enquête judiciaire a été ouverte immédiatement. Les autorités tchadiennes affirment leur détermination à identifier tous les responsables, qu’ils agissent à l’échelle nationale, régionale ou internationale, et à les traduire en justice.

Le parquet a appelé la population à la vigilance, au calme et à la responsabilité collective, tout en mettant en garde contre toute tentative de désinformation ou de manipulation médiatique autour de cet événement.

L’État tchadien réitère son engagement à protéger son intégrité territoriale, à soutenir les victimes et leurs familles, et à faire triompher la justice avec la plus grande fermeté. Aucune revendication n’a été officiellement attribuée à ce stade, mais la question d’une éventuelle escalade régionale reste posée, alors que les relations entre N’Djamena et Khartoum sont déjà marquées par des tensions récurrentes le long de la bande frontalière.

Par Kenzo Brown 

Commentaires Facebook