Maroc : CAN 2025 : la justice marocaine confirme les peines de prison pour 18 supporters sénégalais

La cour d’appel de Rabat a confirmé lundi soir les condamnations en première instance de 18 supporters sénégalais, impliqués dans les violences qui ont émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, a appris l’AFP de sources judiciaires.

Le verdict, rendu à l’issue de près de neuf heures d’audience, a scellé le sort des prévenus. Neuf d’entre eux ont été condamnés à une peine d’un an de prison ferme, tandis que six autres écopent de six mois de détention. Les trois derniers, condamnés à trois mois, sont sur le point d’être libérés, ayant déjà purgé leur peine.

L’audience, qualifiée de « sous tension » par plusieurs avocats présents, a été ponctuée par le bruit des menottes et les comparutions successives à la barre. Face aux juges, l’ensemble des accusés ont nié toute responsabilité dans les violences postérieures à la rencontre. Plusieurs ont invoqué un mouvement de panique en tribune pour justifier leur présence sur la pelouse du stade Moulay-Abdellah, à l’origine des incidents.

Les débats ont été âpres, opposant la défense, qui a contesté la procédure et réclamé sans succès l’audition de représentants de la Confédération africaine de football (CAF), à l’accusation qui a maintenu ses réquisitions. La cour a finalement tranché en ne modifiant pas les peines prononcées en première instance.

Ce jugement intervient dans un climat diplomatique particulièrement sensible. Il y a une semaine à peine, le président de la CAF, Patrice Motsepe, était en visite à Dakar où il s’était dit « très préoccupé par cette situation », promettant de tout mettre en œuvre pour parvenir à une issue.

Si la décision judiciaire marocaine met un terme à la séquence judiciaire, elle ne dissipe pas les fortes attentes, notamment au Sénégal, autour d’un règlement global des conséquences de cette finale de la CAN, qualifiée de « scandaleuse » par plusieurs observateurs. Le feuilleton judiciaire est clos, mais le feuilleton diplomatique, lui, pourrait bien ne faire que commencer.

Par Cherif Keita 

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