Tchad: Cinq ans après, entre larmes et souvenirs : hommage national à Idriss Déby Itno.
Le temps a passé, mais la douleur, elle, semble intacte. Cinq ans après la disparition tragique du Maréchal Idriss Déby Itno, le Tchad s’est arrêté, le temps d’un instant, pour se souvenir… et ressentir.
Dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères, à N’Djamena, l’atmosphère était lourde d’émotion. Chaque regard, chaque silence, chaque souffle semblait porter le poids de l’absence. Une absence qui, malgré les années, refuse de s’effacer.
La cérémonie, présidée par le Premier ministre Allamaye Halina, représentant le Chef de l’État, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, a rassemblé les plus hautes autorités du pays, aux côtés de diplomates, de responsables du Mouvement Patriotique du Salut, et de nombreux anonymes venus avec le cœur lourd.
Mais au-delà des protocoles, c’est l’humain qui a dominé. Dans les visages marqués, dans les yeux embués, dans les mains jointes, se lisait une même vérité : celle d’un peuple qui n’a pas oublié.
Les témoignages se sont succédé, chargés de souvenirs, de respect et parfois de tremblements dans la voix. On y évoquait un homme de courage, un chef forgé dans les épreuves, un dirigeant qui n’hésitait pas à partager le destin de ses soldats. Pour beaucoup, Idriss Déby Itno n’était pas seulement un président… mais une présence, une force, une histoire vivante.
Dans l’assistance, la famille du défunt, ses proches et ses fidèles ont ravivé, chacun à leur manière, la flamme du souvenir. Des prières murmurées, des silences profonds, des gestes discrets… autant d’expressions d’un amour et d’un respect qui traversent le temps.
Cinq ans après, le vide reste immense. Mais dans ce vide, une mémoire persiste. Une mémoire faite de sacrifices, de luttes et d’espoir. Une mémoire qui continue d’unir, de questionner, et parfois même de consoler.
En ce jour de recueillement, le Tchad ne s’est pas contenté de se souvenir. Il a ressenti, profondément. Et dans ce silence chargé d’émotion, une certitude s’impose : certains hommes ne disparaissent jamais vraiment… ils vivent à jamais dans la mémoire de leur peuple.
Par Kenzo Brown

