Gabon : les premières élections professionnelles reportées au 28 avril
La tenue des toutes premières élections professionnelles de l’histoire du Gabon connaît un léger ajustement. Initialement prévu le mercredi 22 avril, le scrutin a été officiellement reporté d’une semaine, au mardi 28 avril. La décision a été annoncée le dimanche 19 avril par la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP), qui invoque des préoccupations formulées par plusieurs organisations syndicales.
Selon le communiqué de la CNEP, ce report a été validé au plus haut sommet de l’État, après concertation avec les autorités gouvernementales. Le président de la République, en accord avec le vice-président du gouvernement, a donné son feu vert à ce décalage, dans le souci d’apaiser les tensions et de répondre aux attentes des partenaires sociaux.
Malgré ce changement de calendrier, la dynamique électorale reste intacte. La campagne électorale, officiellement lancée le 14 avril, se poursuit sans interruption sur l’ensemble du territoire national.
Un chronogramme révisé et resserré
Avec ce glissement d’une semaine, la CNEP a publié un nouveau chronogramme, qui impose désormais des délais plus courts aux acteurs du processus :
· Mercredi 22 avril (16h30) : dépôt définitif des candidatures.
· Jeudi 23 avril : affichage officiel des listes électorales.
· Jeudi 23 et vendredi 24 avril : période de dépôt des éventuelles réclamations et contestations.
· Mardi 28 avril : tenue du scrutin.
Ce scrutin, inédit au Gabon, marque une étape clé dans le dialogue social et la représentativité des syndicats. Si le report est de courte durée, il illustre la complexité d’organiser des élections professionnelles pour la première fois, ainsi que la volonté des autorités et des syndicats de garantir un processus crédible et apaisé.
Les observateurs restent attentifs à la capacité des différentes parties à respecter ce nouveau calendrier, dans un climat social qui se veut constructif. La CNEP a réaffirmé son engagement à accompagner les partenaires sociaux jusqu’à la tenue du scrutin, prévu dans une semaine.
Par Jérôme Wailifu

