Mali : l’épouse et deux petits-enfants du général Sadio Camara tués dans l’attentat de Kati
Le bilan humain de l’attaque à la voiture piégée qui a visé la résidence du ministre malien de la Défense s’alourdit. Selon des informations de source familiale, la seconde épouse du général Sadio Camara ainsi que deux de ses petits-enfants ont perdu la vie dans l’explosion survenue samedi à Kati.
La tragédie frappe au cœur même de la famille du patron de la Défense malienne. Vingt-quatre heures après l’attentat à la voiture piégée qui a ciblé la résidence du général Sadio Camara à Kati, les proches du ministre ont livré un bilan accablant : sa seconde épouse et deux de ses petits-enfants figurent parmi les victimes.
L’explosion s’est produite samedi 25 avril 2026 dans la localité de Kati, située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Bamako. Revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), l’attaque d’une violence rare a presque entièrement rasé le domicile du ministre. La déflagration a été ressentie à plusieurs kilomètres à la ronde.
Au-delà des proches du général, plusieurs militaires présents sur les lieux au moment du drame ont également succombé à leurs blessures. Ce drame familial s’inscrit dans un contexte plus large d’attaques coordonnées menées samedi par les groupes jihadistes contre plusieurs sites névralgiques du pays, plongeant la nation dans une vive émotion.
La classe politique malienne, encore sous le choc, observe un recueillement marqué. Les autorités n’ont pas encore diffusé de bilan officiel consolidé, mais les sources familiales et l’entourage rapproché du ministre ne laissent planer aucun doute sur ces disparitions. Le deuil national décrété dès dimanche prend une dimension particulièrement poignante avec cette perte personnelle infligée à l’une des plus hautes figures de la transition.
Les opérations de sécurisation se poursuivent dans la région de Kati, tandis que les enquêteurs tentent de reconstituer les circonstances exactes de l’intrusion et du passage à l’acte. Le pays reste sur le qui-vive, confronté à une menace jihadiste qui parvient à frapper aux portes mêmes des symboles du pouvoir militaire.
Par Frédéric Konaté

