Mali : l’Union africaine condamne fermement les attaques armées et appelle à la protection des civils
L’Union africaine (UA) a exprimé, dans un communiqué publié ce week-end, sa vive préoccupation face à la recrudescence des attaques armées visant plusieurs localités du Mali, y compris la capitale, Bamako. L’organisation panafricaine dénonce des actes susceptibles de compromettre gravement la stabilité du pays et la sécurité des populations civiles.
Dans son message, l’UA indique suivre « de près l’évolution des événements » et alerte sur la détérioration rapide du contexte sécuritaire, déjà fragile dans certaines régions du centre et du nord du pays. Les attaques récentes, dont la nature et l’ampleur exactes n’ont pas encore été rendues publiques dans le détail, représentent selon elle « une menace sérieuse » pour les habitants et les forces en présence.
« Message de solidarité » au peuple malien
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé un message de solidarité au peuple malien, ainsi qu’aux autorités de transition et aux forces de défense et de sécurité engagées sur le terrain. Il a salué leur courage face à une adversité persistante, tout en réaffirmant « la détermination de l’UA à soutenir tous les efforts régionaux et nationaux en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité ».
L’Union africaine n’a pas précisé, dans l’immédiat, si des mesures concrètes – telles qu’un déploiement d’observateurs ou un appui logistique accru – étaient envisagées. Néanmoins, son communiqué intervient alors que plusieurs capitales étrangères et organisations internationales multiplient les appels à une action coordonnée face à l’insécurité grandissante dans la région sahélienne.
Le Mali reste confronté à une violence chronique attribuée à des groupes armés liés à la mouvance djihadiste, ainsi qu’à des tensions intercommunautaires. La capitale Bamako, jusqu’ici relativement épargnée par rapport aux zones rurales, a connu ces derniers mois une recrudescence d’incidents sécuritaires, ravivant les craintes d’un élargissement du conflit.
Par Cherif Keita

