Kenya : Tragédie nocturne dans une école de filles, au moins 16 élèves tuées dans un incendie

 

Un violent incendie a ravagé le dortoir d’une école pour filles dans la ville de Gilgil, au nord de Nairobi, tôt ce jeudi. Le bilan provisoire fait état de 16 pensionnaires décédées, selon les autorités locales.

Le drame s’est déroulé dans l’obscurité, aux alentours de 3h30 (00h30 GMT). Un feu violent s’est déclaré dans un dortoir de l’école Utumishi, une institution pour jeunes filles située dans la ville de Gilgil, à une centaine de kilomètres de la capitale kenyane.

Alors que le sommeil était le plus profond, les flammes ont rapidement embrasé le bâtiment, semant la panique parmi les pensionnaires. Les services de secours, dépêchés sur place, ont découvert un spectacle d’horreur.

La Croix-Rouge kenyane, qui a immédiatement déployé des équipes sur les lieux, a confirmé l’incendie. Cependant, confrontée à l’ampleur de la tragédie et aux opérations de secours en cours, l’organisation humanitaire a refusé de communiquer un bilan provisoire pour l’heure.

Selon des sources concordantes auprès des autorités locales et des services de santé, au moins 16 élèves ont péri dans ce sinistre. D’autres blessées, brûlées ou intoxiquées par les fumées, ont été transportées d’urgence vers les établissements de santé de la région de Gilgil et de Naivasha. Leur état reste à ce stade inconnu.

L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. Une enquête a été ouverte par la police nationale pour tenter de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie. La piste accidentelle (court-circuit, explosion de bonbonne de gaz) et celle criminelle sont, comme le veut la procédure, examinées.

Ce drame rappelle douloureusement d’autres incendies mortels survenus dans des écoles kenyanes par le passé. En 2017, un incendie dans une école de Nairobi avait fait neuf victimes. La sécurité dans les établissements scolaires, notamment la vétusté des infrastructures électriques et le non-respect des normes d’évacuation, est régulièrement pointée du doigt par les associations de défense des droits de l’enfant.

Les familles des pensionnaires se sont massées devant les grilles de l’école, plongées dans le désespoir, attendant des nouvelles de leurs filles. Le gouvernement kényan n’a pas encore publié de déclaration officielle.

Par Rodrigue Izumo 

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