Cameroun : Douala 5ᵉ : Une adolescente de 17 ans arrachée des mains de ses ravisseurs

 

Tamane Cheo, enlevée le 5 septembre alors qu’elle se rendait à la paroisse Sainte Monique, a été libérée ce mercredi 9 septembre après une opération conjointe de la police municipale et nationale.

Une nouvelle affaire de kidnapping secoue la ville de Douala. Tamane Cheo, une adolescente de 17 ans, a été sauvée des mains de ses ravisseurs après quatre jours de captivité, selon les informations relayées par la cellule de communication de la commune d’arrondissement de Douala 5ᵉ.

Le calvaire de la jeune fille commence le 5 septembre 2026. Ce jour-là, elle embarque à bord d’une moto-taxi « bâchée » (surchargée) au niveau de Makepe Saint-Tropez, direction la paroisse catholique Sainte-Monique.

Arrivée à destination, Tamane Cheo constate que le conducteur ne s’arrête pas. Prise de panique, elle tente d’attirer l’attention pour signaler sa situation. C’est à ce moment que l’homme assis derrière elle aurait appliqué un mouchoir imbibé d’un produit soporifique sur son visage, la plongeant dans l’inconscience.

La victime aurait ensuite été conduite dans un immeuble situé au carrefour Rhône-Poulenc, où elle a été séquestrée jusqu’à sa libération.

C’est finalement ce mercredi 9 septembre que la jeune fille a recouvré la liberté, grâce à une opération menée conjointement par la police municipale et la police nationale. L’annonce a été faite par la cellule de communication de Douala 5ᵉ, qui salue la mobilisation des forces de l’ordre.

La psychose gagne les parents

Cette affaire ravive les inquiétudes autour d’un phénomène qui semble prendre de l’ampleur dans la capitale économique. Selon la même source, d’autres victimes seraient également exposées à ces réseaux de trafic, semant la panique parmi les parents.

Face à cette situation, la prudence est plus que jamais recommandée, notamment pour les jeunes filles empruntant seules les motos-taxis. Les autorités appellent la population à la vigilance et à signaler tout comportement suspect.

Par Georges Domo 

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