États-Unis : Détroit d’Ormuz : Hegseth affirme que le cessez-le-feu avec l’Iran « n’est pas mort », malgré de nouvelles attaques
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a tenté ce mardi de rassurer les partenaires internationaux en déclarant que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran « n’est pas terminé », et ce malgré une série d’incidents armés survenus la veille dans le détroit d’Ormuz. Des tirs de missiles et des drones auraient visé des navires militaires et commerciaux, selon des responsables américains, ranimant les craintes d’une escalade régionale aux répercussions mondiales.
« Dôme rouge, blanc et bleu »
Intervenant après les événements de lundi, Pete Hegseth a assuré que Washington maintient un « contrôle effectif » sur ce passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole brut consommé dans le monde. « Nous déployons un dôme rouge, blanc et bleu pour protéger le transit maritime », a-t-il affirmé, en référence aux couleurs du drapeau américain.
Comme preuve de la viabilité de la route, il a cité le passage sans encombre de deux navires commerciaux battant pavillon américain. « La voie reste ouverte et nous ne permettrons à personne de la fermer », a-t-il martelé.
Téhéran hausse le ton
Ces déclarations contrastent avec le durcissement du discours du côté iranien. Le principal négociateur de la République islamique a averti Washington : « Nous ne faisons que commencer. » Une formule laconique mais lourde de sens, laissant présager de nouvelles actions contre les intérêts américains ou leurs alliés dans la région.
Téhéran réaffirme par ailleurs contrôler le détroit et être en capacité d’en « influencer ou restreindre le trafic », une position défendue depuis des décennies face à la présence navale américaine dans le Golfe.
« Project Freedom » en réplique
En réaction aux récentes attaques, l’administration Trump (le secrétaire à la Défense s’exprimant au nom de l’exécutif américain) a lancé « Project Freedom », une initiative militaire visant à escorter et guider les navires cargos bloqués à travers le détroit. L’objectif affiché : maintenir la liberté de navigation et éviter un engorgement du trafic pétrolier mondial.
Une fragilité dangereuse
Les derniers heurts mettent en lumière la fragilité du cessez-le-feu tacite qui prévalait depuis plusieurs mois entre Washington et Téhéran. Pour les analystes, la moindre escarmouche dans cette zone peut provoquer une flambée des prix du brut et des tensions diplomatiques internationales.
Alors que chaque camp campe sur ses positions, la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation dans ce détroit aussi étroit que stratégique, véritable artère du commerce énergétique mondial.
Par Frédéric Konaté

