Monde : Détroit d’Ormuz : Washington assure que le passage est « entièrement ouvert » et appelle les navires à ne pas céder à la peur
Le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé que le détroit d’Ormuz était « entièrement ouvert » à la navigation, invitant les navires à traverser sans crainte des menaces iraniennes. Selon son porte-parole, 95 % des navires ont réussi à franchir le détroit et des centaines d’entre eux y ont navigué sans encombre. Washington affirme contrôler la zone avec ses partenaires régionaux et se dit prêt à répondre aux menaces de Téhéran.
C’est une déclaration destinée autant aux compagnies maritimes qu’à Téhéran. Le porte-parole du commandement central américain a affirmé que le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une large part du pétrole mondial, était « entièrement ouvert ». Il a invité les navires à ne pas avoir peur de l’Iran et à traverser « sans problème ».
Les chiffres avancés
Pour appuyer son propos, le CENTCOM a avancé des données rassurantes : 95 % des navires auraient réussi à franchir le détroit, et des centaines d’entre eux y auraient navigué sans encombre. Une manière de démontrer que la voie maritime reste praticable, malgré les tensions persistantes dans la région.
Le contrôle américain revendiqué
Le porte-parole a également assuré que les États-Unis et leurs partenaires régionaux contrôlaient le détroit, et que les forces américaines étaient prêtes à faire face aux menaces iraniennes. Un message de dissuasion clair, adressé à Téhéran comme aux acteurs économiques inquiets d’une éventuelle perturbation du trafic maritime.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points de passage les plus sensibles au monde : une grande partie du pétrole exporté par les pays du Golfe y transite chaque jour. Toute tension dans cette zone a des répercussions immédiates sur les marchés de l’énergie et sur la sécurité des routes maritimes internationales. La déclaration américaine intervient dans un contexte où les menaces iraniennes pesaient sur la navigation, et où les assureurs comme les armateurs surveillaient la situation de près.
Par Cherif Keita

