Monde: Le détroit d’Ormuz sous tension : les États-Unis frappent l’Iran après une attaque de drone

 

Vendredi 26 juin, les forces américaines ont mené des frappes ciblées contre des positions militaires iraniennes en représailles à une attaque de drone survenue la veille contre un porte-conteneurs dans le détroit d’Ormuz. Cette riposte militaire ravive les craintes d’un embrasement régional, alors que Washington et Téhéran étaient engagés dans des négociations fragiles.

Le Commandement central américain a confirmé avoir visé des sites de missiles, des drones et des radars côtiers en Iran. Ces frappes font suite à des déclarations du président Donald Trump, qui a accusé Téhéran d’avoir violé l’accord de cessez-le-feu intérimaire conclu la semaine dernière.

Un cargo pris pour cible

Jeudi, un projectile a touché un porte-conteneurs au large des côtes d’Oman. Le centre britannique United Kingdom Maritime Trade Operations a précisé qu’aucun blessé n’était à déplorer. Trump a affirmé que l’Iran avait tiré à quatre reprises contre des navires commerciaux, qualifiant cette action de « violation stupide » de l’accord en vigueur.

 

Le détroit d’Ormuz, voie de transit essentielle pour le pétrole et les échanges mondiaux, est au cœur des tensions. L’attaque a contraint l’Organisation maritime internationale à suspendre une opération d’évacuation de navires bloqués dans la zone, faute de garanties de sécurité. Si environ 115 bateaux ont pu quitter le secteur ces derniers jours, des centaines d’autres y restent immobilisés.

Négociations compromises ?

Cet incident survient alors que les États-Unis et l’Iran tentent toujours de négocier un accord permanent. Les discussions butent notamment sur le passage sécurisé des navires et l’avenir du stock iranien d’uranium hautement enrichi. La riposte américaine risque de compliquer davantage les pourparlers.

Parallèlement, Israël et le Liban ont annoncé un accord-cadre destiné à apaiser les tensions après des mois de conflit avec le Hezbollah. L’ambassadrice du Liban aux États-Unis a salué une avancée permettant le retour des déplacés, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué une « grande réussite », tout en conditionnant le retrait de ses troupes au désarmement du Hezbollah.

Par Ousmane Diallo 

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