RDC : le gouvernement condamne les violences lors de la manifestation de l’opposition à Kinshasa
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a fermement condamné, ce samedi, les incidents survenus le 12 juin à Kinshasa à l’occasion d’une manifestation organisée par plusieurs formations politiques de l’opposition.
Dans un communiqué officiel, les autorités dénoncent des violences qui ont fait plusieurs blessés – tant parmi les manifestants que dans les rangs des forces de l’ordre – ainsi que d’importants dégâts matériels. Selon les informations transmises par les autorités urbaines, plusieurs véhicules ont été incendiés et des biens, publics comme privés, ont été saccagés au cours de la mobilisation.
Face à cette situation, le ministre d’État chargé de la Justice et Garde des Sceaux s’est rendu auprès des responsables des partis politiques concernés. L’objectif : échanger sur les circonstances des événements et en évaluer les conséquences.
Dans son communiqué, le gouvernement réaffirme son attachement aux libertés publiques garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique. Il rappelle toutefois que l’exercice de ces droits doit se faire dans le strict respect des lois de la République, de l’ordre public et de la sécurité des personnes et des biens.
Les autorités annoncent également l’ouverture de vérifications afin d’établir avec précision les circonstances des incidents. Les services compétents ont été instruits de mener les enquêtes nécessaires, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Enfin, le gouvernement appelle les acteurs politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à faire preuve de retenue et de responsabilité. Il réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue à travers les mécanismes institutionnels et républicains, tout en assurant sa détermination à préserver l’ordre public, la paix sociale et la cohésion nationale.
Par Jérôme Wailifu

