RDC : Plusieurs généraux arrêtés et placés en résidence surveillée
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En République démocratique du Congo, une vague d’interpellations secoue les rangs de l’armée. Une dizaine de généraux, parmi lesquels l’ancien chef d’État-major, le général Christian Tshiwewe, ont été arrêtés et placés en résidence surveillée. Ils sont soupçonnés de complot contre le chef de l’État, tentative de coup d’État et actes de trahison.
L’annonce a été faite samedi à Kinshasa par le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC), lors d’une conférence de presse au quartier général de l’armée. Il a confirmé que « plusieurs officiers généraux et supérieurs des FARDC sont actuellement interpellés pour des faits hautement répréhensibles liés à la sécurité de l’État ».
Selon le porte-parole, la durée de détention de ces officiers a été prolongée conformément aux dispositions légales, à la demande du procureur, afin de permettre la poursuite des enquêtes. « Ils sont assignés à résidence dans des conditions acceptables et placés sous le régime de la liberté contrôlée », a-t-il tenu à préciser, insistant sur le respect des procédures judiciaires.
Ces arrestations interviennent dans un climat déjà tendu au sein de l’armée, marqué par des accusations récurrentes de complots, de détournements et de rivalités internes.
Ce n’est pas la première fois que des officiers de haut rang sont visés. En octobre, le général de brigade Ngoy Wa Kabila John avait également été arrêté à Kinshasa. L’ancien officier d’ordonnance de l’ex-président Joseph Kabila avait été interpellé à son domicile par des hommes armés se présentant comme des agents du Conseil national de sécurité (CNS). Désigné avocat général près la Haute Cour militaire par le président Félix Tshisekedi, il faisait partie des anciens proches de Joseph Kabila désormais considérés comme des « traîtres » par leur camp pour avoir rejoint le pouvoir actuel.
Cette série d’arrestations met une nouvelle fois en lumière les tensions persistantes au sommet de l’appareil sécuritaire congolais, à l’heure où le pays fait face à de multiples défis sécuritaires internes.
Par Jérôme Wailifu

