Suisse : Valais : un militaire gradé retrouvé sans vie dans un hôtel de la région du Simplon
Un gradé d’une vingtaine d’années a été découvert sans vie ce vendredi matin dans un hôtel valaisan situé dans la région du Simplon, où il séjournait dans le cadre de son service. Les enquêteurs privilégient pour l’heure la piste du suicide, sans écarter la possibilité d’une intervention d’un tiers.
Le corps sans vie d’un militaire gradé a été découvert ce vendredi 9 octobre 2026 au matin, dans un hôtel du Valais. La victime, âgée d’une vingtaine d’années, se trouvait dans la région du Simplon dans le cadre de son service. Selon les premières informations recueillies, l’homme se serait donné la mort à l’aide de son arme de service.
Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ce drame. Les investigations doivent permettre de confirmer ou d’infirmer la piste du suicide, d’en établir les motifs le cas échéant, et de déterminer l’origine de la munition utilisée. Les enquêteurs s’attachent également à vérifier qu’aucun tiers n’est intervenu dans le déroulement des faits.
Interrogé par la rédaction, le porte-parole de l’armée, Mathias Volken, a confirmé qu’un soldat avait été retrouvé mort en Valais. Le porte-parole de la justice militaire, Florian Menzi, a quant à lui précisé que la victime avait été découverte dans la région du Simplon, tout en confirmant que la piste du suicide était privilégiée à ce stade de l’enquête.
Ce nouveau décès intervient dans un contexte de préoccupation croissante au sein de l’institution militaire. Dans son rapport annuel 2024, le Service social de l’armée signalait un nombre inhabituellement élevé de décès survenus en service, une tendance apparue dès 2023 et confirmée l’année suivante. Les suicides figuraient parmi les situations jugées préoccupantes, sans qu’un schéma commun ait pu être dégagé entre les différents cas recensés.
L’arme militaire, un facteur de risque documenté
L’usage des armes militaires dans les actes suicidaires a déjà fait l’objet de travaux de recherche en Suisse. Une étude parue en 2018 dans la revue scientifique Swiss Medical Weekly indiquait que 39,1 % des suicides par arme à feu pour lesquels l’origine de l’arme avait pu être établie entre 2000 et 2010 impliquaient une arme militaire. Ce chiffre doit toutefois être nuancé : il englobe également d’anciennes armes de service devenues propriétés privées après la fin des obligations militaires. Il ne permet donc pas de savoir quelle part de ces suicides a été commise avec une arme de service encore attribuée à un militaire en activité.
Besoin d’aide ?
Si vous traversez une détresse psychologique ou avez des pensées suicidaires, plusieurs services sont joignables 24 heures sur 24 :
· La Main Tendue : téléphone 143 – www.143.ch
· Pro Juventute (enfants et jeunes) : téléphone 147 – www.147.ch
· Urgences médicales : 144
· Autres adresses et informations : https://www.parler-peut-sauver.ch/
Par Ousmane Diallo

