Tchad: Journée internationale de la paix 2026, le Tchad réaffirme son engagement en faveur d’une paix durable.

À l’instar de la communauté internationale, le Tchad a commémoré ce lundi 21 septembre 2026 la Journée internationale de la Paix. La cérémonie officielle, organisée par la Médiature de la République, en collaboration avec le Système des Nations Unies au Tchad, s’est tenue à N’Djamena en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amb. Allah-Maye Halina, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, responsables institutionnels, représentants diplomatiques, partenaires et acteurs de la société civile.

Placée sous le thème « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour », cette édition 2026 a mis l’accent sur la nécessité de faire de la paix un engagement permanent et collectif. Un message qui rejoint l’approche portée par les Nations Unies, pour lesquelles la paix ne se limite pas à l’absence de conflit, mais constitue également une condition essentielle de la dignité, de la sécurité, du développement et de la cohésion sociale.

Une cérémonie placée sous le signe du dialogue et de la cohésion sociale

Dans son intervention, le Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Tchad, Dr François Batalingaya, a rappelé que la construction de la paix ne peut relever de la responsabilité d’une seule institution. Elle nécessite la mobilisation des pouvoirs publics, des communautés, des organisations de la société civile, des jeunes, des femmes et des partenaires au développement.

Le message porté à l’occasion de cette journée invite ainsi à renforcer les mécanismes de prévention des conflits, le dialogue, la médiation et la cohésion sociale, tout en favorisant une participation plus inclusive des différentes composantes de la société.
« La paix est notre patrimoine commun »
Prenant la parole à son tour, le Médiateur de la République, Amb. Saleh Kebzabo, a insisté sur la responsabilité collective dans la construction et la préservation de la paix.

Rappelant que « la paix est notre patrimoine commun », il a souligné l’importance du dialogue, de la confiance et de la cohésion sociale comme fondements d’un vivre-ensemble durable.

La Médiature met notamment en avant des initiatives visant à renforcer la cohésion sociale et la réconciliation, ainsi que des travaux consacrés à la prévention et à la compréhension des conflits intercommunautaires, fonciers et agro-pastoraux.

Cette approche traduit une conception de la paix qui dépasse la seule gestion des crises : elle consiste également à agir en amont, à écouter les communautés, à rapprocher les parties prenantes et à prévenir les tensions avant qu’elles ne dégénèrent.

Un panel consacré aux responsabilités partagées

La cérémonie s’est poursuivie par un panel de haut niveau consacré au rôle des institutions, des communautés et des partenaires dans la consolidation de la paix au Tchad.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs leviers essentiels : le dialogue, la prévention des conflits, la réconciliation, la participation citoyenne, la cohésion sociale et le renforcement des mécanismes institutionnels de paix.
Les discussions ont également rappelé que les actions en faveur de la paix doivent être inscrites dans la durée. Investir dans la paix signifie notamment créer des espaces de dialogue, renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, soutenir les initiatives communautaires et donner aux jeunes et aux femmes une place effective dans les processus de prévention et de consolidation de la paix.

La jeunesse, actrice de la paix au quotidien

Dans un contexte où les jeunes représentent une part importante de la population tchadienne, leur implication constitue un enjeu majeur pour la consolidation d’une paix durable.
La Journée internationale de la Paix 2026 offre ainsi l’occasion de rappeler que les jeunes ne sont pas uniquement des bénéficiaires des politiques de paix : ils peuvent également être des acteurs, médiateurs, ambassadeurs et artisans de paix dans leurs communautés.

À travers l’éducation à la paix, le dialogue intercommunautaire, l’engagement citoyen, la lutte contre les discours de haine et la promotion du vivre-ensemble, la jeunesse peut contribuer concrètement à renforcer la cohésion sociale.

Cette vision rejoint d’ailleurs le message global des Nations Unies pour l’édition 2026, qui met en avant les « artisans quotidiens de la paix », c’est-à-dire toutes celles et ceux qui, à leur niveau, contribuent à construire un environnement plus pacifique.
« Investir dans la paix » : une responsabilité collective
La célébration de la Journée internationale de la Paix au Tchad rappelle que la paix ne doit pas être considérée uniquement comme un objectif politique ou institutionnel. Elle constitue également une responsabilité quotidienne qui concerne chaque citoyen.

À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre Amb. Allah-Maye Halina a appelé à renforcer le dialogue et la cohésion sociale, soulignant l’importance de l’engagement collectif dans la construction de l’avenir du pays.
Le thème de cette année « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour » prend ainsi une dimension particulière dans le contexte tchadien. Il invite les institutions, les communautés, les organisations de la société civile, les partenaires et les citoyens à transformer les engagements en actions concrètes.

Car investir dans la paix, c’est aussi investir dans le dialogue, l’éducation, la justice, la cohésion sociale, la jeunesse, l’inclusion et le développement.
Un engagement qui se poursuit au-delà du 21 septembre
La Journée internationale de la Paix constitue avant tout un moment de mobilisation et de réflexion. Elle rappelle que la paix se construit dans la durée et qu’elle exige la participation de tous.
Au Tchad, la commémoration de l’édition 2026 aura ainsi permis de réaffirmer un principe essentiel : la paix n’est pas seulement une aspiration collective ; elle est une responsabilité à traduire chaque jour en actes.

Investir dans la paix, pour tous, partout, chaque jour : un engagement collectif pour un Tchad plus uni, plus inclusif et plus résilient.

Par Ramian Osée Rams.

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