Tchad : « La faim va nous tuer avant le Coronavirus», le cri d’alarme des populations .

 

Dans cette période du crise sanitaire, et dans l’attente d’une opération de distribution de bons d’achat alimentaire qui peine à se concrétiser, les populations du Tchad commencent à crier famine. Malgré les nombreuses promesses qui leur ont été faites ici et là, ces populations dont la plupart vivaient avant ce confinement partiel de « petits boulots », ne savent plus à quel saint se vouer.

Dans un contexte de lutte contre la propagation du Covid-19 dans le pays, le gouvernement s’est résolu à décréter un « un couvre feu ». Si cet « couvre feu » a depuis été matérialisé en confinement partiel du « tchad », les nombreuses mesures qui étaient censées l’accompagner peinent à se matérialiser.

En effet, annoncée en grande pompe le 10 avril dernier par le chef du gouvernement, la distribution de kits alimentaires aux tchadiens économiquement faibles se résume pour l’heure à un véritable fiasco.

De nombreux populations restent abandonnés à eux–mêmes. Une situation alarmante qui fait dire à Maimouna, une femme d’une soixantaine d’année, habitante du Djari et chef d’une famille de neuf membres, que « la faim va nous tuer avant le Coronavirus ». Car c’est bien là toute la problématique. En décrétant ce couvre feu et le confinement partiel qui se heurte aux réalités tchadienne, le gouvernement a précipité la déchéance de populations vivant au jour le jour.

Craignant pour leur vie non pas à cause du Coronavirus, ni de l’insécurité dans les quartiers, mais plutôt parce qu’ils ne savent pas de quoi sera fait demain comme nous l’a indiqué madame Maimouna qui « ne sait pas si elle passera la nuit à cause de la faim », ces démenues qui désormais crient famine, n’attendent plus qu’un signe du destin. Comble de l’ironie, ce qui semble aujourd’hui ne plus faire peur à ces populations désoeuvrées,

 

Par kenzo Brown.

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