Tchad : un cerveau, cinq métiers, une seule passion, Faleizou Jean-Baptiste Golbey, le prodige tchadien qui connecte les hommes, les savoirs et l’avenir
À 37 ans, il a déjà tout d’un grand. Ingénieur d’État en télécommunications, enseignant-chercheur, manager de projets, communicateur et consultant : Faleizou Jean-Baptiste Golbey force l’admiration par un parcours hors du commun. Portrait d’un enfant du Tchad qui, des salles de classe de N’Djamena aux plateaux de la Télévision nationale tchadienne, n’a jamais cessé de repousser les limites pour servir son pays.
Il y a des trajectoires qui laissent sans voix. Celle de Faleizou Jean-Baptiste Golbey en fait partie. Là où beaucoup se contentent d’un seul métier, lui en a embrassé cinq, avec une aisance déconcertante et une exigence constante. Ingénieur, enseignant, gestionnaire, communicateur, consultant : chaque casquette qu’il porte raconte une même histoire, celle d’un homme habité par la passion de transmettre et de bâtir, au service du Tchad.
Un esprit brillant, formé entre le Tchad et l’Afrique de l’Ouest
Tout commence par une soif insatiable de savoir. Titulaire d’un Baccalauréat Série D au Tchad, le jeune Faleizou ne se contente pas de suivre les sentiers battus. Il décroche d’abord son Diplôme d’Ingénieur de Travaux à l’Institut Supérieur Polytechnique la Francophonie de N’Djamena, avant de parfaire sa formation en Guinée. À l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, il obtient son Diplôme d’Ingénieur de Conception (BAC + 5), couronné par une spécialisation en réseaux et services mobiles au Centre Huawei Technologies.
Mais l’excellence technique ne lui suffit pas. De retour au pays, il ajoute à son palmarès un Master en Gestion des Projets et Management des Associations, option Suivi-Évaluation, à l’Université La Francophonie de N’Djamena. Une double compétence rare ingénierie et management qui fera de lui un professionnel complet, capable de comprendre la technique autant que de piloter des équipes.
Le bâtisseur des réseaux tchadiens
Sur le terrain, M. Golbey ne fait pas de la figuration. Dès 2010, il fait ses armes à la Société des Télécommunications de Guinée (SOTELGUI), où il gravit rapidement les échelons jusqu’à devenir chef de section du service BSS/TRANSMISSION. Son mémoire de fin d’études, consacré à l’amélioration du réseau CDMA de Tawali, au Tchad, prouve déjà sa volonté d’apporter des solutions concrètes à son pays.
Mais c’est en 2014 que son nom s’impose véritablement au Tchad. Recruté comme Ingénieur et Chef d’équipe (Team Leader) par AIRTEL TCHAD, il pilote l’installation des équipements Huawei pour le swap , la migration du système de communication de la 2G vers la 3G. Un chantier titanesque, stratégique pour le pays, qu’il mène à bien avec brio. Grâce à lui et à son équipe, des milliers de Tchadiens ont pu bénéficier d’un réseau plus rapide, plus fiable, plus moderne. Un exploit technologique qui force le respect.
L’homme des médias et du service public tchadien
Mais Faleizou Jean-Baptiste Golbey n’est pas seulement un homme de réseaux. Il est aussi un homme d’images et de sons, au service de l’audiovisuel public tchadien. C’est en septembre 2014 qu’il est mis à la disposition de l’Office National de Radio et Télévision (ONRTV), plus précisément à la Télévision Nationale (TVT). D’abord Ingénieur Multimédia au Ministère de la Communication, il devient, en 2023, Ingénieur Multimédia à la TVT, où il officie aujourd’hui au service informatique.
Son engagement dans le service public l’a conduit aux quatre coins du Tchad : en 2016, à la station régionale d’Am-Timan ; en 2019, à la station provinciale de Biltine (ONAMA). Autant d’expériences qui lui ont permis de toucher du doigt les réalités du terrain et de mesurer l’importance d’une information de qualité pour tous les Tchadiens, où qu’ils se trouvent.
L’enseignant qui forme la relève tchadienne
Si son parcours force l’admiration, c’est aussi parce que M. Golbey n’a jamais gardé son savoir pour lui. Depuis 2011, il enseigne dans les plus grands établissements du Tchad : l’Université La Francophonie de N’Djamena, l’Université Toumaï, l’Institut Supérieur de Technologie (IST), l’École Polytechnique d’Ingénierie, de Commerce et d’Administration (EPICA), l’Institut Universitaire des Sciences et Techniques d’Abéché (IUSTA), et bien d’autres encore. Optoélectronique, réseaux sans fil, fibre optique, systèmes de communication mobile : ses cours sont une porte ouverte sur l’avenir pour des centaines d’étudiants tchadiens.
Et son engagement ne s’arrête pas à la salle de classe. En 2012, il devient Secrétaire Général de l’Institut Supérieur Polytechnique la Francophonie de N’Djamena. Plus récemment, il a exercé les fonctions de Directeur de la Communication et de la Coopération Interuniversitaire de l’Université La Francophonie de N’Djamena. Gestion administrative, stratégie de communication, ouverture internationale : il excelle sur tous les fronts, toujours au service de l’enseignement supérieur tchadien.
Un consultant au service de la santé tchadienne
Aujourd’hui, Faleizou Jean-Baptiste Golbey poursuit son engagement là où on ne l’attendait peut-être pas : la santé. Consultant en communication et Community Manager à la clinique « Mayo Klinic » de N’Djamena, il met son expertise numérique au service d’un secteur vital pour le développement du Tchad. Une nouvelle preuve de sa capacité à s’adapter, à innover et à servir son pays.
Un parcours exemplaire au service du Tchad
À seulement 37 ans, Faleizou Jean-Baptiste Golbey a déjà embrassé plusieurs carrières avec une aisance remarquable. Ingénieur, il a contribué à moderniser les infrastructures de télécommunications du Tchad. Enseignant, il a formé la relève tchadienne. Communicateur, il a servi l’image des institutions nationales. Consultant, il accompagne aujourd’hui le secteur de la santé.
Son itinéraire est la preuve éclatante que la compétence, portée par la persévérance et l’adaptabilité, peut servir durablement le développement d’une nation. Un parcours exemplaire, qui inspire et qui mérite d’être salué. Car si le Tchad peut compter sur des hommes et des femmes de cette trempe, alors son avenir est entre de bonnes mains.
Un nom à retenir : Faleizou Jean-Baptiste Golbey. Un parcours à admirer. Un exemple à suivre.
Par Kenzo Brown

