Afrique: Véron Mosengo-Omba démissionne de son poste de secrétaire général de la CAF
C’est un départ qui marque la fin d’une ère tumultueuse. Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), a officiellement démissionné de ses fonctions ce dimanche 29 mars 2026, mettant ainsi un terme à cinq années à la tête de l’administration de l’institution mère du football africain.
L’annonce, faite lors d’un Comité exécutif au Caire, a été officialisée par un communiqué laconique dans lequel l’ancien dirigeant congolais présente son départ comme une décision volontaire et réfléchie. « Après plus de 30 ans d’une carrière professionnelle internationale au service d’un football idéal capable de rassembler, d’éduquer et de créer des opportunités porteuses d’espoir, j’ai pris la décision de quitter mes fonctions de Secrétaire Général de la CAF pour me consacrer à des projets plus personnels », a-t-il déclaré.
Ce départ, bien que présenté comme volontaire, était largement anticipé par les observateurs du football africain. En effet, Véron Mosengo-Omba avait dépassé la limite d’âge réglementaire fixée par les statuts de la CAF depuis octobre 2025. Son maintien temporaire à son poste avait alimenté les spéculations quant aux réelles intentions de la direction de l’institution.
Un passage marqué par les controverses
Nommé en 2021 à l’issue d’une période de profonde crise qui avait secoué la CAF, Mosengo-Omba avait été chargé d’assainir l’administration et de restaurer la crédibilité de l’institution. Pourtant, son mandat n’aura pas été épargné par les polémiques. Soupçons de mauvaise gestion, tensions internes récurrentes, relations parfois houleuses avec certains comités exécutifs et critiques sur sa gouvernance ont régulièrement émaillé son passage à la tête de l’administration.
Dans son communiqué, l’ex-secrétaire général a tenu à conclure sur une note d’apaisement, affirmant pouvoir désormais « se retirer sereinement et sans contrainte en laissant une CAF prospère comme jamais ». Une déclaration qu’il motive par l’idée d’avoir « levé les soupçons que certains se sont donnés beaucoup de mal à faire peser sur lui »
Malgré ces zones d’ombre, Mosengo-Omba a tenu à saluer chaleureusement le président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi que « tous ceux qui, de près ou de loin, ont permis à l’institution CAF et au football africain des avancées réelles et remarquées ». Sous sa direction, la CAF a notamment renforcé ses partenariats commerciaux et modernisé certaines de ses compétitions phares.
Un successeur déjà pressenti
Désormais, tous les regards se tournent vers la succession. Selon des sources proches de l’institution, Samson Adamu, l’actuel directeur des compétitions, fait figure de favori pour reprendre les rênes de l’administration de la CAF. L’homme, qui connaît parfaitement les rouages de l’institution, pourrait incarner une continuité tout en devant relever le défi de restaurer durablement la confiance autour de la gouvernance du football continental.
Alors que la CAF s’apprête à vivre un nouveau chapitre de son histoire, le départ de Véron Mosengo-Omba referme une période intense, faite de réformes mais aussi de controverses. Reste à savoir si la prochaine administration saura capitaliser sur les avancées accomplies tout en apaisant durablement les tensions qui ont marqué les dernières années.
Par Issa Abdou

