France : zidane à la tête des bleus : le roi est de retour sur son trône

 C’est officiel. Le mythe est devenu réalité. Ce mardi, la Fédération française de football a posé la cerise sur un gâteau que la France entière attendait depuis des années : Zinédine Zidane, légende vivante du ballon rond, a été nommé sélectionneur de l’équipe de France pour un mandat de quatre ans. Il prendra ses fonctions le 1er août prochain et aura pour mission de guider les Bleus jusqu’à la Coupe du monde 2030, organisée conjointement par l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

Un frisson a parcouru le monde du football lorsque le nom de « ZZ » a été officiellement prononcé. À 54 ans, le champion du monde 1998, artisan du premier sacre planétaire du football français, succède à Didier Deschamps, son ancien capitaine, qui tire sa révérence après quatorze années de règne sans partage. Un passage de témoin entre deux géants, deux hommes qui ont marqué l’histoire des Bleus de leur empreinte indélébile.

C’était un secret de Polichinelle, un rêve caressé, une promesse suspendue. Zidane, libre depuis son départ du Real Madrid en 2021, avait fait de ce poste son « objectif ultime ». Il l’avait répété à maintes reprises, avec cette voix posée et ce regard intense qui en disent plus que mille discours. Mais il avait patienté. Respectueux. Jamais il n’avait bousculé Didier Deschamps, son ami, son frère d’armes de 1998. Il avait attendu son heure, avec la classe des grands.

Cette heure est enfin venue. Et elle résonne comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà radieux du football français.

« J’ai le privilège, le grand honneur et aussi l’émotion d’annoncer l’arrivée de Zinédine Zidane à la tête de la sélection nationale » , a déclaré Philippe Diallo, président de la FFF, lors d’une conférence de presse chargée d’émotion. Ses mots pesaient lourd, comme s’il prenait conscience qu’il venait de sceller l’un des mariages les plus attendus de l’histoire du sport tricolore.

Une page se tourne, une autre s’écrit en lettres d’or

Didier Deschamps quitte les Bleus sur un bilan exceptionnel : une Coupe du monde (2018), une Ligue des nations (2021), et deux finales mondiales (2022, 2026). Un parcours que peu de sélectionneurs peuvent afficher. Mais après quatorze ans de labeur, « DD » a choisi de passer le flambeau. Et quel flambeau ! Il le confie à celui qui fut son coéquipier, son complice, son alter ego sur les terrains du monde entier.

Zidane n’a pas besoin de présentation. Il est le génie qui a fait taire le Maracanã en 1998, le visionnaire qui a offert un doublé historique à la France en 2000, le magicien qui a envoûté le Real Madrid pendant des années. Mais son palmarès d’entraîneur n’a rien à envier à ses exploits de joueur : trois Ligue des champions consécutives avec le Real Madrid, un exploit jamais réalisé dans l’ère moderne.

À présent, il s’attaque au plus grand défi de sa carrière d’entraîneur : transformer une génération dorée  Mbappé, Tchouaméni, Zaïre-Emery, Camavinga  en une machine à gagner. La Coupe du monde 2030, qui se jouera à cheval sur trois pays (Espagne, Portugal, Maroc), est dans son viseur. Mais d’ici là, l’Euro 2028 sera le premier test grandeur nature pour le nouveau sélectionneur.

La France retient son souffle

Dans les rues de Paris, à Marseille, à Lyon ou à Saint-Étienne, le nom de Zidane fait vibrer les cœurs. Les supporters, qui ont grandi avec ses passes, ses dribbles et sa légendaire roulette, voient en lui le messie d’un football français qui ne demande qu’à continuer de régner sur le monde.

Sur les réseaux sociaux, l’annonce a provoqué une avalanche de messages. Des montages, des vidéos, des hommages. Certains fans n’ont pas hésité à écrire : « Le roi est de retour. Le trône l’attendait. » D’autres, plus modestes : « Enfin ! La France va rejouer au foot avec le sourire. » Car si Deschamps a apporté l’efficacité et la rigueur, Zidane promet la magie, la flamboyance, le génie.

La FFF mise sur l’aura du champion du monde 1998 pour « prolonger l’âge d’or du football français ». Un pari osé ? Non. Un pari évident. Car Zidane, c’est bien plus qu’un entraîneur : c’est un symbole. L’enfant des quartiers nord de Marseille devenu le plus grand joueur français de l’histoire. L’homme qui a su faire taire les critiques, les doutes, les blessures. L’homme qui, à 54 ans, incarne la jeunesse éternelle du football.

Il prendra ses fonctions le 1er août. Dans quelques jours, il posera ses valises à Clairefontaine, le château des Bleus, pour y dessiner les contours de son projet. Un projet qui sera scruté, analysé, disséqué par tout un pays. Mais si une chose est sûre, c’est que Zinédine Zidane n’a jamais déçu lorsqu’il s’agissait d’écrire l’histoire.

La France attend. La France espère. La France, enfin, retrouve son Zizou.

Et le monde du football, lui, retient son souffle. Car quand Zidane s’assoit sur un banc, les légendes s’écrivent en lettres d’or, et les défenses adverses frémissent d’avance.

« Je suis revenu. Pas pour parler, mais pour agir. » – Zinédine Zidane, conférence de presse du 28 juillet 2026.

Par Frédéric Konaté 

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