Ouganda : David Owori, star du football, tué lors d’un vol à Kampala

Le capitaine du SC Villa et international ougandais David Owori est mort à 27 ans, des suites de blessures infligées par des malfaiteurs qui tentaient de le dépouiller près de son domicile, dans la capitale. Agressé alors qu’il refusait de céder ses affaires, le joueur n’a pas survécu à ses traumatismes, malgré son transfert rapide à l’hôpital.

La nuit a basculé dans l’horreur pour David Owori. Aux abords de son domicile, le footballeur de 27 ans a été pris pour cible par des individus en quête de butin – téléphone portable, objets de valeur. Sa tentative de résistance lui a coûté la vie. Plongé dans l’urgence médicale, il est décédé peu après son admission.

Les autorités policières ont immédiatement ouvert une instruction. Les enquêteurs multiplient les vérifications pour confondre les auteurs de cette agression mortelle, dont le mobile semble être le vol crapuleux.

Un retour triomphal, une trajectoire brisée

De retour au SC Villa en 2023, Owori avait marqué les esprits en conduisant son équipe vers le titre de champion de première division en 2024 – une consécration attendue depuis vingt ans. Ses prestations éclatantes lui avaient valu une prolongation de bail jusqu’en 2027, preuve de l’estime que lui portaient ses dirigeants.

Le club, sous le choc, lui a rendu un vibrant hommage, saluant « un leader, un frère, un ami ». La Fédération ougandaise de football (FUFA) a, de son côté, évoqué « un héritage immense, sur la pelouse comme en dehors ».

Deux sportifs en deux mois : Kampala sous tension

Cette mort violente intervient peu après celle du rugbyman international Sydney Gongodyo, tué dans des circonstances analogues dans la même ville. Deux athlètes de haut niveau, deux vies fauchées, une même inquiétude : la flambée des actes criminels dans la capitale ougandaise.

Alors que l’enquête suit son cours, le pays tout entier pleure l’un de ses talents les plus prometteurs, tandis que la question de la sécurité des figures publiques se pose avec une acuité renouvelée.

Par Rodrigue Izumo 

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