Brésil : Lula en colère contre Trump : « Le monde n’appartient pas aux États-Unis »

 

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva exprime son indignation face à l’unilatéralisme américain et réclame un procès de Nicolás Maduro au Venezuela.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva ne cache plus sa colère. Dans une déclaration retentissante, le chef de l’État brésilien s’en est pris vivement à Donald Trump et à la politique étrangère des États-Unis, dénonçant un comportement qu’il juge digne d’un maître du monde.

« Je suis fermement convaincu que si Nicolás Maduro doit faire face à un procès, il doit être jugé au Venezuela, pas à l’étranger », a déclaré Luiz Inácio Lula da Silva, visiblement exaspéré. Avant d’ajouter, sur un ton qui ne laisse aucune place au doute : « J’en ai assez de voir cela. Où sont les armes chimiques que Saddam Hussein avait ? Où est la bombe nucléaire que l’Iran possède ? »

Un rappel des mensonges qui ont justifié des guerres

En évoquant Saddam Hussein et l’Iran, le président brésilien ravive le souvenir de deux dossiers qui ont profondément marqué la scène internationale. En 2003, les États-Unis avaient justifié l’invasion de l’Irak par la présence supposée d’armes de destruction massive. Vingt ans plus tard, aucune trace de ces armes n’a jamais été trouvée.

Même schéma pour l’Iran : Washington ne cesse d’agiter la menace d’une bombe nucléaire iranienne pour justifier pressions et sanctions. Pour Lula, ces arguments ne tiennent plus debout.

« Le monde n’appartient pas aux États-Unis »

Au-delà du cas de Maduro, c’est toute la posture américaine que le président brésilien remet en cause. Il ne comprend pas comment la communauté internationale peut laisser Donald Trump agir à sa guise, comme si le monde entier était sa propriété.

Pour Lula, les États-Unis se comportent en maîtres absolus de la scène internationale, imposant leurs décisions sans égard pour la souveraineté des autres nations. Une attitude qu’il refuse désormais de tolérer en silence.

À travers cette sortie, le président brésilien réaffirme une position constante : chaque peuple doit pouvoir décider de son destin, et chaque dirigeant accusé doit être jugé dans son propre pays, selon ses propres lois.

Une manière de rappeler que la justice internationale ne peut pas être l’instrument d’une seule puissance, et que le monde n’a pas de propriétaire.

Par Frédéric Konaté 

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