Bénin: Parakou sous les rafales : arbres déracinés, toitures arrachées et poteaux couchés, la nuit de la fureur du ciel

 

La nuit du dimanche 17 mai 2026 restera gravée dans les mémoires des habitants de Parakou. En début de soirée, une violente pluie accompagnée de vents dévastateurs et de grêle s’est abattue sur plusieurs quartiers de la cité des Kobourou, laissant derrière elle un spectacle de désolation. Au réveil ce lundi, la ville était méconnaissable.

Un déchaînement de la nature en quelques minutes

Tout a commencé en début de soirée. Le ciel, jusque-là ordinaire, s’est brusquement assombri. Quelques minutes plus tard, c’est le déluge. Mais ce n’était pas une simple pluie : des rafales de vent d’une rare violence ont balayé la ville, accompagnées de grêlons tombant bruyamment sur les toitures et les véhicules

Les témoins décrivent des scènes de panique. « On entendait les tôles trembler, les arbres plier, et les glaçons cogner partout. Certains d’entre nous ont cru que leurs maisons allaient s’effondrer », raconte un habitant du quartier Alaga.

Des dégâts matériels importants dans plusieurs quartiers

Le bilan de cette tempête, essentiellement matériel pour l’instant, est lourd. Les quartiers les plus touchés présentent des images de chaos :

Au quartier Alaga, non loin de l’église Saint Joseph, un grand arbre a été déraciné par la force du vent. En tombant, il a entraîné presque à terre un poteau électrique, plongeant les riverains dans une vive inquiétude. Les fils électriques, dangereusement pendants, représentaient un risque immédiat d’électrocution.

Ailleurs dans la ville, un autre arbre s’est effondré directement sur un véhicule en stationnement, le sérieusement endommagé. Une buvette installée au bord d’une voie pavée a également été touchée, après qu’un arbre a cédé sous la puissance des rafales.

 

Toitures arrachées, murs écroulés : la ville défigurée

 

Les dégâts ne se limitent pas aux arbres tombés. Dans plusieurs quartiers de Parakou, l’on dénombre :

 

· Des maisons ayant perdu leurs toitures, les tôles emportées ou déplacées par le vent ;

· Des murs de clôture effondrés ;

· Des petits hangars et abris de fortune arrachés ;

· Des rues jonchées de branches cassées, de débris et de flaques d’eau.

Ce lundi matin, les habitants découvraient avec stupeur l’étendue des ravages. « C’est une image de guerre. On ne reconnaît plus notre ville », déplore un résident.

Des familles contraintes de passer la nuit dehors

La violence de l’intempérie a contraint certaines familles à quitter leur domicile. N’ayant plus de toit pour les protéger ou craignant pour leur sécurité, elles ont dû passer une partie de la nuit dehors ou chez des voisins compatissants, le temps que l’orage se calme et que l’urgence s’éloigne.

Les autorités  et la police républicaine mobilisées

Alertés rapidement, les autorités locales et les éléments de la Police républicaine ont été dépêchés sur les différents sites sinistrés. Leur mission : faire les constats d’usage, sécuriser les zones à risque (notamment celles où des fils électriques sont tombés), et organiser les premiers secours.

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée dans l’immédiat, mais les dégâts matériels pourraient encore s’alourdir à mesure que les équipes techniques effectueront des relevés précis.

Une ville sous le choc

Ce lundi matin, Parakou se réveille groggy. Les habitants, encore sous l’émotion, tentent de nettoyer leurs parcelles, de récupérer leurs tôles et d’évaluer les pertes. Les arbres déracinés obstruent encore certaines voies, et les services techniques s’activent pour dégager les axes principaux.

Par Jérôme Wailifu

Commentaires Facebook